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novembre 2021

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Comment vivre grâce aux intérêts composés ?

On attribue à Albert Einstein de nombreuses citations au sujet des intérêts composés. Il les aurait qualifiés de “plus grande force de l’univers”, de “huitième merveille du monde”, ou encore de “plus grande invention de l’humanité”. Il est peu probable que ces citations soient réellement de lui mais peu importe, cela ne retire absolument rien à la puissance des intérêts composés ! Qu’est ce que c’est ? Lorsque vous placez une somme d’argent sur un support financier, vous touchez des intérêts. En les réinvestissant, vous parlerez d’intérêts composés et vous aurez donc utilisé la somme touchée pour faire gonfler votre mise de départ ! Prenons un exemple simple avec le livret A : Admettons que vous ayez 20 000 € sur ce livret avec un taux actuel à 0,5 %. 👉 Année 1 : 20 000 € à un taux de 0,5 % => 100 € d’intérêts 👉 Année 2 : 20 100 € à un taux de 0,5 % => 100,50 € d’intérêts 👉 Année 3 : 20 200,5 € à un taux de 0,5 % => 101 € d’intérêts etc etc… Tous les ans, les intérêts touchés viennent grossir la mise de départ et gonfler la somme soumise aux intérêts l’année suivante. Petit à petit, le montant des intérêts augmente. Alors je vous l’accorde avec un livret A, cela ne fait pas rêver ! La méthode du nombre 72 J’ai 20 000 € sur mon livret A et je souhaite savoir dans combien d’années mon capital aura doublé grâce à la méthode des intérêts composés. Pour le savoir, il suffit d’appliquer la méthode du nombre 72, qui donne une réponse approximative mais simple à mettre en œuvre. Il vous faut diviser 72 par le taux d’intérêt du support de placement, soit 0,5 % dans notre exemple : 👉 72 / 0,5 = 144 ans pour doubler son capital avec la méthode des intérêts composés sur un livret A. La retraite anticipée, ce n’est pas gagné !!! Quelle somme pour vivre de ses placements ? Pour commencer, 2 informations importantes : Une étude de l’AMF publiée en 2013 montre que sur une durée de 25 ans (1988 – 2013), un investissement réalisé en actions françaises et conservé sur toute la période avec réinvestissement des dividendes a procuré un rendement réel moyen de 5,81 %. A l’heure actuelle, le montant d’une retraite moyenne en France est de 1300 euros net. Nous allons donc raisonner de manière inversée pour cet exemple. Pour avoir 1300 € nets à la retraite, il faut générer 1690 € qui seront imposés à 30% (Flat-tax). Et pour générer 1690 € par mois avec une rentabilité moyenne de 5,81%, quel est le capital nécessaire ? La réponse est : 349 500 € ! Cette somme parait énorme mais celle-ci vous permettra d’obtenir le même montant que la moyenne des français après 42/43 années de cotisation. Comment réunir cette somme ? Pour déterminer cela, il faut utiliser une calculatrice d’intérêts composés. Je vous conseille celle du site Gérez mieux votre argent qui est très simple d’utilisation. Admettons un placement initial de 1000 € à l’âge de 20 ans. Si vous vous astreignez à compléter ce placement de 187 € par mois pendant 40 ans au rendement moyen de 5,81 %, la somme finale sera de 349 500 €. Nb : 187 € par mois représente 10 cigarettes par jour pendant 30 jours et 1 McDo par mois. Sans dire que vous devez vous priver de vos plaisirs pour cela, il est certain que pour en arriver à ce résultat, il faudra faire quelques efforts. Le montant de votre investissement sera de 90 760 € pendant 40 ans qui se seront transformés en 349 432,33 € grâce aux intérêts composés. Pour s’en assurer, nous pouvons refaire le calcul dans le bon sens cette fois : 349 434,33 € au taux annuel moyen de 5,81 %, cela représente la somme de 20 302 € annuelle. Soit 1691 € mensuel avant l’impôt de 30 % et donc 1300 € net mensuel. Conclusion Pour vivre de ses placements, il est primordial de comprendre et d’utiliser les intérêts composés. On parle de véritable effet boule de neige. Il n’y a rien de proportionnel dans ce calcul et votre meilleur allié sera le temps. Si nous reprenons le même exemple que ci-dessus : ✅ La somme au bout de 30 ans aurait été de 181 500 € soit un revenu mensuel net de 615 € par mois, ✅ La somme au bout de 50 ans serait de 645 000 € soit un revenu mensuel net de 2186 € par mois. Les intérêts composés alliés à un horizon de temps long vous permettront d’extraire tout le potentiel de vos investissements. Les intérêts composés sont le parfait exemple de la nécessité de se former, d’analyser, de comprendre et même de se faire conseiller. C’est pourquoi le plus important réside dans le fait que l’éducation financière fasse partie intégrante de votre projet. Cet article n’est en aucun cas un conseil en investissement, chaque cas est différent, spécifique, et nécessite une analyse précise de votre situation. Si vous voulez enfin passer à l’action et maîtriser les bases de l’investissement pour vos premiers placements rentables avec mon aide, on peut en parler ensemble.

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Investir en bourse avec les ETF

La bourse fait partie des principales solutions d’investissement. C’est une solution très appréciée pour obtenir des alternatives aux livrets non rémunérateurs ou encore aux assurances-vie, PER,… Sans dire que l’un est mieux que l’autre, chaque support répond à des besoins spécifiques et a ses avantages et ses inconvénients. Le point de départ est de définir dans quoi investir. Il n’est pas question de faire un All-In sur des actions Total parce que votre chauffeur de taxi vous a dit que ce serait un coup gagnant grâce à la montée du prix du pétrole,… Ou de tout mettre votre argent dans des actions Airbus car vous y travaillez et que cela vous rassure. Ce genre de fonctionnement ne ressemble pas vraiment à une stratégie mais plutôt à une loterie. Les 2 méthodes les plus connues pour investir en bourse sont l’investissement : 👉 dans des sociétés cotées (Total, Michelin, Tesla, Apple,…) ; 👉 ou en ETF (Fonds de placements). Une fois que l’on connaît ces 2 grands principes, il est également possible d’allier le meilleur des mondes ! Un ETF, qu’est-ce que c’est ? Un ETF (exchange-traded fund) n’est ni plus ni moins qu’un produit financier coté en bourse. Ils sont créés par des sociétés avec pour objectif de répliquer l’évolution du cours d’un actif sous-jacent. Très clairement, ils constituent une moyenne de ce qu’ils sont composés. Le plus simple étant encore un exemple : Lyxor CAC 40 (DR) UCITS ETF Acc (CACC) En lisant cela, vous allez me dire… alors là ce n’est pas plus simple !!! Décryptons : Lyxor : Nom de la société émettriceCAC 40 : Indication sur ce que contient l’ETF(DR) : Dividendes réinvestiesUCITS : répond à la directive européenne du même nomAcc : les dividendes liés à l’ETF sont capitalisés Cet ETF émis par Lyxor a donc pour but de répliquer le comportement du CAC40 (40 plus grandes entreprises cotées à la bourse de Paris). Quand vous placez 1000 euros sur cet ETF, Lyxor répartit cette somme sur les 40 entreprises du CAC40 avec une répartition définie par leurs soins : Vous investissez alors à travers un support dans 40 entreprises différentes et n’êtes donc plus exposé à un secteur ou à une entreprise. Les frais seront limités car vous pourrez faire cet investissement avec un seul ordre et donc en payant une seule fois des frais. Nb : Comme écrit plus haut, cet ETF est à dividendes réinvestis ce qui implique que vous n’en toucherez pas. Nb 2 : En cherchant rapidement sur le site de Lyxor, nous pouvons voir que cet ETF réplique physiquement les actifs qui le composent. Ces 2 points sont traités et expliqués ci-dessous. ETF capitalisant ou distribuant ? Il est souvent mentionné en fin de libellé de l’ETF la mention « Acc » ou « Dist ». Il s’agit de la politique de distribution des dividendes de l’ETF : 👉« Acc » ou « C » signifie que les dividendes sont capitalisés ; 👉 « D » ou « Dis » ou « Dist » signifie que les dividendes sont distribués. Si rien n’est inscrit, il vous faudra alors chercher l’information sur un site spécialisé ou sur le site de l’émetteur (Lyxor dans notre exemple). Investir dans un ETF capitalisant ou distribuant répond à 2 objectifs différents pour l’investisseur : 👉 ETF capitalisant : Lorsqu’un ETF capitalisant reçoit les dividendes des sociétés qui le composent, il les réinvestit en achetant des actifs supplémentaires. Pourquoi choisir un ETF capitalisant le dividende ? Tout simplement pour une stratégie de capitalisation ! Si votre objectif est de faire grossir un capital et ne pas en récupérer une rente dans les années à venir, ces ETF sont adaptés. 👉 ETF distribuant : Lorsqu’un ETF distribuant reçoit les dividendes, il les met de côté et les verse aux investisseurs. Pourquoi choisir un ETF distribuant le dividende ? L’investisseur n’a pas besoin de vendre des positions sur son portefeuille pour sortir de l’argent car il va toucher des dividendes. Il pourra après imposition utiliser cette rentrée d’argent pour vivre. Attention : – Si votre ETF est placé sur un CTO (Compte Titre Ordinaire), vous êtes libre de sortir et rentrer de l’argent comme bon vous semble et quand vous le souhaitez, – Si votre ETF est placé sur un PEA (Plan d’Epargne Actions), et en contrepartie d’une fiscalité avantageuse, vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez sur les sorties de votre argent si votre compte a moins de 5 ans (sauf cas spéciaux). Finalement on peut retenir qu’un ETF capitalisant sera utile dans la phase de grossissement de votre capital alors qu’un ETF distribuant sera utile dans la phase de consommation de votre capital. ETF à réplique physique, physique partielle ou synthétique ? L’ETF peut être de 3 types pour répliquer le comportement de ce qui le compose. ✅ ETF à réplique physique : C’est la méthode la plus facilement compréhensible, celle utilisée par Lyxor pour l’ETF présenté ci-dessus. L’ETF achète réellement et proportionnellement tout ce qui le compose (Dans le cas ci-dessus : 12,2 % d’actions LVMH, 6,5 % d’actions Total,…). ✅ ETF à réplique physique partielle : Cette méthode est finalement très proche de la première. Dans ce cas, l’ETF détient seulement une sélection de titres de l’indice (Ici l’indice est le CAC 40), mais en faisant en sorte d’en être relativement proche. Ce type de réplication est mis en œuvre dans 2 cas de figures : – Lorsque le nombre de titres à suivre est trop important, cela permet d’optimiser le coût et donc les frais pour l’investisseur. – Lorsque les titres sont trop illiquides, c’est-à-dire qu’il est difficile d’en vendre ou d’en acheter par manque d’acheteurs ou de vendeurs. ✅ ETF à réplique synthétique : C’est la méthode la plus complexe et la plus technique. L’’ETF passe par un intermédiaire (que l’on appelle swap ou contrepartie) qui va acheter les actifs à sa place. C’est donc cet autre acteur qui va acheter les titres et s’engager à fournir la

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Optimiser sa succession

Nous allons aborder un sujet que peu de français osent ou prennent le temps de préparer : sa succession. Pour parler de ce sujet, il faut se projeter décédé et clairement, ce n’est pas un sujet sympathique à aborder entre amis ou en famille. Une discussion récente avec un client m’a motivé à écrire cet article. Ils avaient sa mère, sa soeur et lui-même, une femme dans leur entourage proche depuis toujours. Ils la considéraient comme leur grand-mère mais légalement, elle ne l’était pas, et cette femme n’avait aucune famille d’un point de vue successoral. Cette vieille dame est décédée récemment et à laissé tout son patrimoine à mon client, sa sœur et sa mère. Aucune préparation successorale n’avait été faite. L’héritage comprenait une maison, quelques appartements et de l’argent en banque pour un total évalué à 1 million d’euros. N’ayant aucun lien de parenté, la part imposable de l’héritage fût alors de 60 % du montant transmis : 600 000 €. Qui peut payer une telle somme ? Dans de nombreux cas, il est donc indispensable de vendre tout ou partie du patrimoine, ce fut le cas dans l’exemple ci-dessus. Dans un cas de figure si extrême, il aurait certainement été difficile de ne rien payer lors de la succession mais la note aurait pu être bien moins douloureuse si cela avait été anticipé. Il ne s’agit donc pas dans cet article de trouver la meilleure rentabilité sur un investissement mais de comprendre les bases qui feront que l’Etat ne se servira pas une part importante de ce que vous aurez mis une vie à construire au moment où il sera trop tard pour vous. Les règles successorales sont très complexes en France et même relativement nébuleuses. Il sera donc impossible de passer en revue tous les sujets et tous les cas de figure. Le but est de vous exposer les grands principes associés à quelques exemples concrets. Les règles de bases La première chose à savoir est que tout peut être donné de son vivant que ce soit des biens immobiliers (maison, appartement,…), des biens mobiliers (meubles, bijoux, tableaux), de l’argent, ou encore des valeurs mobilières (parts sociales, actions,…). Tout peut être donné mais à partir du moment où vous avez des enfants et/ou des petits enfants, vous ne pouvez pas donner de manière illimitée à autrui car ces personnes sont des héritiers dits “réservataires”. Dans ce cas de figure, il y a une part de ce que vous possédez qui ne peut en aucun cas être donnée à autrui : 👉 La moitié si vous avez un enfant, 👉 Les ⅔ si vous avez 2 enfants, 👉 Les ¾ si vous avez 3 enfants ou plus. La loi vous autorise à réserver le pourcentage restant à qui vous le souhaitez que ce soit de votre vivant ou lors d’une succession. Vous ne pouvez donc pas faire “n’importe quoi”. Cependant, le but de cet article n’est pas de définir comment déshériter vos enfants, et ce n’est pas non plus de traiter de MULTIPLES cas de figure possibles. De ce fait, nous traiterons ici une transmission classique. Le but étant de voir d’un point de vue chiffré la différence entre une succession préparée et une succession non préparée. Histoire d’une succession Lors du décès d’un des 2 conjoints mariés, la part appartenant au défunt va être soumise à succession. Dans la plupart des cas, le conjoint survivant obtiendra la part de l’héritage en usufruit avec exonération d’imposition. Les enfants obtiendront l’héritage en nue-propriété avec taxation. Cela veut donc dire concrètement que le conjoint pourra utiliser sa part comme bon lui semble, louer le ou les biens immobiliers s’il le souhaite, ainsi qu’en récolter les loyers. Cependant, s’il souhaite vendre, il devra récolter l’accord des enfants qui sont nus-propriétaires. Si le couple était marié sous le régime de la communauté, la quasi-totalité de ce qu’ils ont entre dans le cadre de cette répartition (Immobilier, argent,…). Mais en fonction du montant transmis, les enfants vont devoir payer une imposition sur cette nue-propriété. Lorsque rien n’est préparé, le problème MAJEUR réside alors dans le fait qu’ils doivent payer un impôt alors qu’ils ne récupèrent absolument rien physiquement car le conjoint survivant est usufruitier. Il est possible d’en différer le paiement jusqu’au moment où l’usufruit disparaît (décès de l’usufruitier ou vente du bien mais vous devrez alors payer les intérêts au taux légal sur les sommes dont vous avez retardé le paiement). Lorsque le deuxième parent décédera, les enfants hériteront de la totalité du patrimoine de leurs parents et donc de la pleine propriété de l’ensemble. Ils devront alors payer des impôts sur la seconde partie de la transmission. Avec potentiellement les mêmes problèmes fiscaux ! Exemple chiffré L’homme de 78 ans d’un couple marié décède et laisse derrière lui sa femme du même âge et ses 2 enfants. Le couple possède une maison à 350 000 €, un appartement de vacances en bord de mer estimé à 200 000 € ainsi que 250 000 € d’argent en banque pour un total de 800 000 €. Dans le cas général, l’intégralité de la part du défunt revient en usufruit à sa femme et en nue-propriété à ses 2 enfants. Nb : L’autre option possible est la transmission de 25 % de la part en pleine propriété. Les 75% restants devenant donc la pleine propriété des enfants. Le choix entre ces 2 options doit se faire dans les 3 mois suivant le décès. Sans décision, c’est l’option 100 % usufruit qui s’applique, ce sera donc celle que l’on étudiera dans ce cet exemple. Nb 2 : En préparant sa succession en amont du décès, le couple aurait également pu préparer une donation au dernier vivant. Cela rajoute des options possibles dans la protection du conjoint survivant. Comme le prévoit la loi, la succession de la femme est exonérée d’impôt alors que celle des enfants y est soumise. Quel est alors l’impôt pour cette part de 400 000 € que les enfants récupèrent en

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Cas concret : Acheter des parts de SCPI à crédit

Pour rappel : SCPI – Société Civile de Placement Immobilier Je vous laisse au préalable regarder cet article pour voir ou revoir l’intérêt que ce type de placement peut avoir, les frais associés ainsi que les différents critères d’analyse. Ici, nous allons nous concentrer sur l’analyse d’un achat de parts de SCPI à crédit ! Quel intérêt d’acheter à crédit ? Pour commencer il est nécessaire de parler de la notion d’effet de levier. C’est le mécanisme qui consiste à utiliser l’endettement pour augmenter sa capacité d’investissement. En France, il n’y a que 2 types d’investissement immobiliers pour lesquels vous pouvez solliciter votre banque pour qu’elle vous prête de l’argent : 👉 L’investissement immobilier (L’achat d’un appartement ou autre pour un projet locatif), 👉 L’achat de parts de SCPI. Les banques vous permettent donc d’utiliser de l’argent qui ne vous appartient pas pour acheter quelque chose qui va bel et bien vous verser une rente ! En parallèle, si vous avez du “cash” à investir, vous aurez tout le loisir de l’investir sur des supports qui ne permettent pas d’utiliser le levier bancaire. Vous décuplez alors votre capital investi et par conséquent augmentez d’autant la croissance de votre patrimoine. Dans l’immobilier physique le but est de faire en sorte que les loyers encaissés couvrent au maximum le crédit bancaire pour pouvoir en profiter pleinement au terme du remboursement. C’est exactement le même principe pour les parts de SCPI. Mise en situation Mr et Mme Dupond souhaitent acheter des parts de SCPI à crédit. Ils sont mariés, ont 2 enfants et gagnent 60000 € par an à eux deux. D’un point de vue fiscal, ils déclarent donc 3 parts. Leur base imposable sera alors de 20000 € et leur Tranche Marginale d’Imposition de 11 %. Nb : Les chiffres utilisés dans l’exemple qui va suivre ne sont pas sortis du chapeaux et représentent une situation réelle. Après analyse de la situation du couple Dupond, la banque concède à leur prêter 120000 € sur 25 ans pour la réalisation de leur projet. Il s’agit bien d’un crédit immobilier mais les taux appliqués pour l’achat de parts de SCPI sont tout de même moins avantageux que lorsque vous achetez votre résidence principale. Dans notre cas de figure il sera de 2,55 % auquel il convient d’ajouter une assurance obligatoire dont le taux est de 0,32 %. Le remboursement annuel du crédit sera donc de 6967 €. Quelles SCPI acheter ? Placer 120000 € sur une seule SCPI ne serait pas très judicieux d’un point de vue diversification du risque et sur une somme pareille, il convient de répartir votre investissement à minima en 3. Il en existe des dizaines et des dizaines, toutes ne se valent pas mais malgré tout beaucoup sont intéressantes. Pour la suite, je vais donc en choisir 3, sans pour autant dire que ce sont les meilleures ou les seules. Elles répondent cependant aux critères de contrôles que je me fixe et dont j’ai parlé dans cet article. Nous allons passer en revue ci-dessous quelques critères de choix sans pour autant que la liste de contrôle soit exhaustive. Il convient à chaque fois de fouiller dans les documents de la société et analyser ce qu’elle propose. Si vous souhaitez que je décortique une SCPI particulièrement, n’hésitez pas à me remonter l’information et cela pourra faire l’objet d’un prochain article. 👉 Corum XL : Cette SCPI est jeune mais gérée par un acteur majeur du secteur. La capitalisation est élevée, le taux d’occupation impressionnant. C’est la 1ère SCPI à avoir investi outre-atlantique et la diversification est relativement importante partout en Europe. => Rendement 2020 : 5,66 % 👉 Corum Origin : C’est la SCPI originelle du groupe Corum, créée en 2012. La stratégie est différente de la précédente mais elle aussi est très diversifiée Europe. La capitalisation et le taux d’occupation sont excellents également. => Rendement 2020 : 6 % net 👉 Perial PFO2 : Cette SCPI est uniquement basée en France, très orientée “bureaux” et au cœur du projet Grand Paris. La capitalisation est très élevée et le taux d’occupation est bon également (Même si en deçà des 2 du groupe Corum) => Rendement 2020 : 4,5 % net Cette allocation utilisée pour l’exemple vous permettrait d’être diversifié partout en Europe, avec une exposition d’environ 40% en France. Au-delà de la diversification géographique, vous auriez une répartition sectorielle entre les activités bureaux, commerces, hôtelleries,… avec certes une prédominance pour l’activité bureaux. Cette allocation est donc cohérente sans pour autant être une vérité absolue ! Parlons chiffres Pour poursuivre notre cas concret, nous partirons sur l’hypothèse que le couple Dupond répartira son investissement en 3 parts équitables dont le schéma sera le suivant : Si nous effectuons une moyenne pondérée, cette répartition apportera un rendement moyen de 5,38 % annuel net (En partant des chiffres de 2020). Le loyer annuel que Mr et Mme Dupond percevront sera alors de 5,38 % de l’ensemble du montant investi sur les 3 SCPI soit 6448 €. En achetant leurs parts de SCPI à crédit ils auront alors un crédit immobilier de 6967 € pour des loyers encaissés à hauteur de 6448 €. Il est peu probable d’arriver à faire une opération auto-financée à 100 % en parts de SCPI, on parle alors d’effort d’épargne de 519 € par an ou 43 € par mois. Alors un investissement qui vous coûte de l’argent tous les mois, est-ce vraiment un bon investissement ? Pour répondre à cette question, il suffit de faire le calcul suivant : 519 € par an d’effort d’épargne durant 25 ans, cela représente un effort de 12900 € sur 25 ans. 👉 12900 € déboursés de votre poche pour détenir dans 25 ans un actif valant 120000 €, c’est plutôt pas mal non ? De plus, la valeur des parts est régulièrement réévaluée par les SCPI avec une moyenne d’évolution de 1 % par an. Avec une telle augmentation, votre actif ne vaudra donc plus 120000 € mais 155000 €

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