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Nom de l’auteur/autrice :Aurélien Tardy

crowdfunding immobilier

Comprendre le crowdfunding immobilier

Lorsqu’une personne ou une entreprise veut financer un projet, il y a plusieurs moyens de collecter des fonds : 👉 Piocher dans ses économies et faire un apport personnel,👉 Demander de l’argent à des proches,👉 Effectuer un crédit à la banque,👉 Faire appel à des investisseurs, réaliser une levée de fonds,👉 Faire appel au financement participatif (Crowdfunding). Le crowdfunding : Explications Le crowdfunding ou financement participatif consiste à co-investir avec d’autres personnes dans une opération de promotion immobilière en France. Les promoteurs ont besoin de disposer rapidement de fonds propres pour acheter du foncier et poursuivre leur développement. Exemple : La société X souhaite lancer une opération immobilière évaluée à 2 millions d’euros. Voici les données de financement : 1️⃣ Prêt bancaire : 60% de la somme La banque ne voulant pas être seule à assumer le projet, elle va demander à la société X d’apporter les 40% restants (C’est finalement la même chose que lorsque votre banque vous demande un apport pour un achat immobilier) 2️⃣ Fonds propres : 40% de la somme Sur un projet à 2 millions d’euros, cela implique que la société X doit apporter une somme de 800 000 euros, ce qui n’est pas à la portée de tous. La loi autorise donc de découper cette somme en 2. ➡️ Fonds propres : 40% de la somme apportée par la société X ➡️ Financement participatif : 60 % de la somme apportée par des investisseurs privés Le financement participatif fait donc appel à l’épargne des français. Il s’agit là de la manière la plus simple, rapide et efficace de combler le besoin en fonds propres d’une société. Vous pouvez donc vous retrouver investisseur d’un programme immobilier ! Vous prêtez de l’argent à une société de promotion immobilière et en contrepartie vous connaissez dès le départ la durée de l’engagement, c’est à dire sous combien de temps vous pourrez récupérer votre capital (Entre 12 et 24 mois de manière générale) et le rendement de ce prêt (Entre 8 et 10% selon les projets). Les risques Comme tout investissement, le crowdfunding immobilier présente un risque de perte de tout ou partie de son capital. Le rendement est acquis à la seule condition que le programme de promotion immobilière que vous avez co-financé avec d’autres investisseurs arrive à son terme. En d’autres termes, cela implique que le promoteur ne fasse pas faillite ! Le rendement n’est donc pas un critère de décision et il est important d’analyser le projet dans sa globalité car tous les programmes ne se valent pas. 👉 Quel est le projet, quel est l’objectif ? Nécessite-t-il des autorisations et si oui ont-elles déjà été obtenues ? 👉 Quelle société porte le projet ? Qui sont-ils ? Quelle est la stabilité de l’entreprise ? Ont t-ils déjà fait appel au crowdfunding et si oui est ce que les projets sont allés au bout sans difficultés ? 👉 Où se situe le projet ? 👉 Des réservations ou ventes du produit final ont t-elles déjà été réalisées ? 👉 Quelle est la structure financière du projet ? 👉 … Le meilleur conseil est donc de se faire conseiller afin de ne pas investir dans un projet alléchant par son rendement mais risqué dans les faits. Combien ça coûte ? En fonction des plateformes vous pouvez investir dès 100 euros, c’est donc un véhicule d’investissement très accessible et permettant de multiplier les projets afin de diversifier ses placements. Les frais d’entrée sont inexistants ou presque (Certaines plateformes prennent une petite commission de moins de 1% du montant investi). De plus, il n’y a pas de frais de gestion ni de frais de sortie. Exemple : Vous investissez 10 000 € dans un projet dont la restitution est prévue au bout de 12 mois et dont le rendement est de 9%. Vous récupérerez donc vos 10 000 € au bout de cette année associé à 900 € de plus-value brute. La fiscalité française prend ensuite le relais et vous devrez payer l’imposition sur ces 900 € avec un maximum de 30% (Flat-taxe) en fonction de votre situation. Pas mal non !? En tout cas sur le rendement brut, c’est 18 fois plus que le livret A !!! Pour qui ? Comment ? Le crowdfunding s’adresse à toutes les personnes qui souhaitent diversifier leurs placements, qui acceptent une petite part de risque et qui cherchent des solutions d’investissements à horizon court-terme. Il s’adresse également aux personnes morales. En effet, une entreprise qui souhaiterait placer une partie de sa trésorerie autrement que sur un livret peu rémunéré peut le faire grâce au crowdfunding. Il existe de nombreuses plateformes pour investir en crowdfunding, les plus connues étant : https://www.wiseed.com/frhttps://www.homunity.com/fr/https://fundimmo.com/https://www.anaxago.com/https://www.immocratie.com/ Cette liste n’est pas exhaustive et je ne possède aucun intérêt à les citer ici. Ce sont les plateformes les plus connues et reconnues pour la qualité des projets qu’elles proposent, celles que j’utilise personnellement. Il suffit de vous inscrire sur l’une ou plusieurs d’entre elles. Il faut ensuite alimenter votre compte avec de l’argent et vous pourrez ensuite commencer à investir dans des projets. Vous pourrez ensuite comme sur l’exemple ci-dessus suivre sur votre compte vos investissements, le rendement et la durée programmées au départ, la date d’échéance et les intérêts prévus à terme. Conclusion Le crowdfunding est donc un formidable outil de diversification pour vos placements financiers. Il répond à des objectifs de dynamisation patrimoniale à court terme et s’adresse quasiment à tous les investisseurs. Cependant, vous l’aurez compris, tous les projets proposés ne se valent pas et il convient de bien les analyser ou bien se faire conseiller afin de ne pas se faire appâter par un rendement. C’est pourquoi le plus important réside dans le fait que l’éducation financière fasse partie intégrante de votre projet. Cet article n’est en aucun cas un conseil en investissement, chaque cas est différent, spécifique, et nécessite une analyse précise de votre situation. Si vous voulez enfin passer à l’action et maîtriser les bases de l’investissement pour vos premiers placements rentables avec

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Qu’est-ce qu’une allocation d’actifs ? Pourquoi est-ce important ?

Comme tout le monde le sait, investir sur les marchés financiers présente un risque de perte de tout ou partie de son capital. On dit souvent que l’investissement a 2 faces : La face “Risque” et la face “Rendement”. La recherche de rendement est toujours corrélée à un risque potentiel. C’est-à-dire que si vous misez sur la bonne action au bon moment vous pouvez faire un x2/x3 mais si vous misez sur la mauvaise, ce x2/x3 peut se transformer en division. À ne pas faire ! Certains ont gagné des fortunes, d’autres ont tout perdu en fonctionnant de la sorte. L’un des exemples les plus marquants de ces dernières décennies est Eurotunnel. Au début des années 90, la société Eurotunnel en charge de la fabrication et de l’exploitation du tunnel sous la Manche fait face à des pertes abyssales. S’en suivront des malversations dans les bilans comptables pour masquer la réalité ainsi que plusieurs augmentations de capital ouvertes à tous. Les banques, les courtiers et tous les intermédiaires ont alors vendu des actions Eurotunnel à tout un tas de personnes croyant au projet et pensant faire fructifier les économies d’une vie. Ils ont tout perdu ! Au début des années 90, l’action valait plus de de 14 € (100 francs) et s’est effondrée à 0,52 € au début des années 2000. Pourquoi je vous parle d’Eurotunnel ? Car à l’époque beaucoup des investisseurs qui ont tout perdu avaient placé 100% de leur capital sur cette société. Exemple : Didier qui avait 100 000 € à placer au début des années 90. 👉 S’il avait placé 100 000 € sur des actions Eurotunnel, son capital 14 ans après aurait été de 3700 € environ, soit une perte de 96 300 €. 👉 Si Didier avait réparti ces 100 000 € sur 20 entreprises différentes, il n’aurait eu que 5000 € investi chez Eurotunnel. Son capital sur cette action se serait transformé en 178 € soit une perte de 4832 € “seulement”. Le reste de son capital aurait certainement profité du boom d’internet à la fin des années 90 et aurait augmenté. Voilà ce qu’est une allocation d’actifs : NE JAMAIS mettre tous ses œufs dans le même panier ! L’allocation d’actif consiste à dire comment je dois diversifier mes placements ! Alors nous pouvons facilement comprendre pourquoi c’est important mais la question désormais est de savoir comment se créer cette allocation d’actifs. Grands principes Sur le long terme, une grosse partie de la performance d’un portefeuille provient avant tout de l’allocation d’actifs, cette première étape est donc absolument fondamentale. Face à la multitude d’options et de stratégies d’investissements possibles, l’investisseur se retrouve devant des questions assez complexes : 👉 Lequel de ces actifs produira le meilleur rendement ?👉 Quelle répartition choisir ?👉 Quel niveau de diversification suivre au sein de chaque classe d’actifs ?👉 Quel niveau de risque suis-je prêt à supporter ?👉 Quel est mon horizon de temps ? La répartition est donc une décision assez complexe et largement basée sur des éléments personnels et sur les objectifs patrimoniaux recherchés. Elle peut en effet varier en fonction de la durée de placement, de l’âge ou encore de la situation familiale. Il est donc nécessaire de définir votre propre profil investisseur car cette répartition doit se faire de manière rationnelle. Raisonner en patrimoine total La première grande étape est de raisonner en patrimoine total NET. Il s’agit de lister l’intégralité de ce que vous possédez dans les 5 classes d’actifs ci-dessous (Attention une voiture de tous les jours, un Iphone 13, un ordi,… ne sont pas des actifs patrimoniaux 😀) 1️⃣ Immobilier : Résidence principale, résidence secondaire, locatifs, SCPI, crowfunding, investissement dans des foncières. Pour l’immobilier à crédit (Physique ou SCPI), il ne faut prendre en compte que la partie nette, c’est-à-dire la différence entre ce que votre bien coûte et ce que vous devez encore à la banque. 2️⃣ Obligations : Fond euros d’assurance vie, Unités de compte obligations des assurances vie, Obligations détenues en direct 3️⃣ Actions : Actions ou ETF détenus sur un PEA, un compte titre ou une assurance vie 4️⃣ Liquidités : Argent disponible sur vos livrets et comptes courant 5️⃣ Autres : Investissement en crypto, or, vin, art, voitures de collection,… Il est ensuite très difficile, voire impossible de déterminer une répartition type. Comme vu plus haut, cela dépend de multiples facteurs qui vous sont propres. De plus si vous héritez par exemple d’un appartement, il serait stupide de le vendre uniquement parce que votre allocation d’actifs est décalée. Ou si vous n’avez pas encore d’immobilier, il s’agira d’adapter cette allocation à votre cas personnel. Ce n’est pas suffisant ! Effectivement cette répartition n’est pas suffisante ! On comprend par exemple que l’on doit placer un pourcentage de son patrimoine dans des actions (20 % dans l’exemple ci-dessus). Mais si ces 20 % représentent 20 000 €, comment les répartir ? Il ne s’agit pas de placer les 100 % sur des actions Airbus parce que vous y travaillez ou sur des actions Tesla parce qu’un voisin vous a dit que c’était bien. L’immobilier : Commencez par acheter un bien immobilier que ce soit pour une résidence principale ou pour du locatif, là n’est pas la question. Au sujet des autres investissements immobiliers (SCPI, crowfunding ou foncière), ils peuvent faire partie d’une stratégie pour compléter cette poche d’actifs. Encore une fois si vous utilisez un des ces 3 compléments, il est intéressant de diversifier. Au lieu d’investir dans une SCPI, il sera toujours mieux de découper sa somme en 3 et d’investir par exemple dans 3 sociétés différentes exerçant dans des domaines différents. Les liquidités : La règle veut que l’on ait de quoi vivre quelques mois sur cette poche afin de pouvoir faire face à un imprévu (3 / 6 / 12 mois en fonction de votre situation). Autres : Il n’y a pas vraiment de règles pour cette classe d’actifs mais 2 vérités : 👉 Soit l’investissement est peu liquide et donc

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Investissement loi Pinel. Pour qui ? Pourquoi ? Est-ce rentable ?

Investir dans un Pinel ! Je pense que tout le monde en a déjà entendu parler. En bien, en mal, en bof ! Beaucoup ont déjà essayé de comprendre le pourquoi du comment de ce type d’investissements, ont déjà essayé de faire des recherches internet sur le sujet. Et la majorité se sont retrouvés noyés sous une masse d’informations toutes aussi contradictoires les unes que les autres… Nous allons essayer de comprendre à travers cet article ce qu’est un Pinel puis faire des simulations complètes afin de déterminer si ces opérations sont rentables oui ou non. Investissement Pinel : Qu’est-ce que c’est ? Le dispositif Pinel est une solution pour investir dans l’immobilier permettant d’obtenir des avantages fiscaux en lien avec son investissement. La réduction d’impôt peut aller jusqu’à 21 % du montant de l’acquisition avec un plafond à 63 000 € soit un investissement maximal d’un peu plus de 300 000 € pour profiter de l’avantage fiscal dans sa totalité. Pour bénéficier de cette réduction d’impôt, l’acquéreur doit acheter un bien neuf et le louer pour une durée minimale prédéfinie de 6, 9 ou 12 ans. La réduction d’impôt est alors proportionnelle à la durée d’engagement soit 12, 18 ou 21 %. Pour être éligible Pinel, l’appartement doit se situer dans une zone tendue. Ces zones où on assiste à un réel déséquilibre entre l’offre et la demande sont définies et encadrées par l’Etat. Il existe trois grandes zones Pinel : 👉 La zone A bis présente un marché de l’immobilier très tendu, avec un fort besoin en logements neufs, comme Paris et sa couronne. 👉 Les zones A et B1 affichent également une offre de logements insuffisante par rapport à la demande et à l’essor démographique. Lorsque vous achetez un logement en loi Pinel, la zone dans laquelle il se situe conditionne le plafond de loyer ainsi que celui de ressources de vos futurs locataires. Il est donc indispensable de bien la prendre en compte pour calculer la rentabilité de votre investissement. En 2021, les plafonds de loyer sont les suivants  👉 17,55 €/m2 pour la zone A bis👉 13,04 €/m2 pour la zone A 👉 10,51 €/m2 pour la zone B1 Les plafonds de ressources des locataires sont également conditionnés au zonage Pinel : Il existe des personnes spécialisées dans la vente de Pinel, qui peuvent parfois apporter une vision partielle de ce type d’investissement. Le client a ensuite l’impression de découvrir des frais cachés une fois le contrat signé ou durant la vie du contrat. Ce genre de méthode a terni l’image des ventes de logement sous le dispositif Pinel. Nous allons désormais effectuer quelques simulations pour en avoir le coeur net : Exemple 1 : Exemple de l’achat d’un appartement en loi Pinel qui sera revendu au bout de 9 ans Mathieu, 30 ans, célibataire Son revenu annuel imposable est de 35 000 € Il est donc dans une tranche marginale d’imposition de 30 %. Avec la loi en vigueur, ses impôts sur le revenu sont de 4 505 €. Voici l’investissement que Mathieu envisage de faire : Appartement neuf T2 à Toulouse de 43m2 + 7m2 de terrasse. => le prix est de 220000 € et le loyer envisagé de 520 €. 👉 Frais de notaire : 5100 € 👉 Frais de garantie : 2883 € 👉 Frais de dossier banque : 500 € Soit un montant total de 228 483 €. Mathieu souhaite emprunter la totalité de cette somme sur 20 ans Dans ce cas de figure la mensualité sera de 1109,37 € dont 38,08 € d’assurance à un taux de 1,2 % + 0,2 % d’assurance. Mathieu achète un appartement neuf. Il n’y aura donc pas de loyer permettant de couvrir le crédit pendant 24 mois car l’appartement sera en construction Il doit donc payer uniquement les intérêts intercalaires à la banque pendant 24 mois soit 5249,26 €, ce qui représente en moyenne 218,72 € mensuel de crédit. Mathieu va devoir payer des impôts relatifs aux loyers qu’il touchera pendant les 9 ans d’exploitation du bien : => Son loyer annuel est de 6240 €. Afin de déterminer le montant à déclarer aux impôts la loi autorise Mathieu à déduire certaines dépenses de ce montant : – 2680 € (Intérêts d’emprunts) – 456,96 € (Assurance prêt) – 20 € (forfait de dépense accordé par l’Etat pour combler des frais du type forfait téléphonique) – 600 € (Taxe foncière) Le montant que Mathieu doit déclarer est donc de 2483,04 €. En prenant en compte le fait que son taux marginal d’imposition est de 30 %, son impôt relatif à la location du bien sera donc de => 744,91 € d’impôts Il faut ensuite ajouter les 17,2 % de prélèvements sociaux soit 427,08 € La totalité de l’impôt est donc de 1171,99 € par an. Exemple 2 : Mathieu n’arrive pas à revendre après 9 ans. Cependant les avantages fiscaux n’existent plus après 9 ans. Mathieu conserve le même loyer et mets 2 ans à revendre son appartement Quels sont les points importants à retenir ? Le Pinel est vendu comme une solution de défiscalisation : Oui car Mathieu voit son impôt passer de 4 505 € à 105 € par an (4 400 € de réduction annuel) MAIS il voit ses charges augmentées : Le crédit est de 1 109,37 € tous les mois alors que le loyer lui rapporte seulement 520 € par mois. Il faut ajouter la réduction d’impôt de 366 € par mois sur le prélèvement à la source de Mathieu. => Soit un effort mensuel de sa part de 223,37 € CELA veut dire que pour faire un Pinel, il faut que Mathieu ait la possibilité d’assumer ce coût tous les mois. => Un Pinel est donc avant tout un investissement long terme car le gros du gain se fera à la revente. Certains peuvent comparer le Pinel avec d’autres modes d’achat immobilier qui apportent un gain tous les mois et ce dès le 1er mois : La technique

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Qu’est-ce qu’une SCPI ? Faut-il investir dans des SCPI ?

Quand on parle d’investissement immobilier, la plupart des personnes pensent à l’appartement à côté de la fac destiné à un étudiant, à un appartement en loi Pinel pour défiscaliser ou encore à un immeuble de rapport de petite ville destiné à la location nue. Il s’agit là d’immobilier physique avec son lot de contraintes (Gestion des locataires, des travaux, des locations,….) Mais peu de personnes vous parlerons d’immobilier en SCPI dit “papier”. SCPI : Société Civile de Placement Immobilier Ce sont des sociétés qui investissent dans l’immobilier tertiaire en France et en Europe : 👉 Bureaux👉 Cliniques👉 Entrepôts👉 Commerces… Tout le monde peut acheter des parts de SCPI que ce soit des personnes physiques ou des personnes morales et il y a 2 types de SCPI (SCPI à capital fixe ou SCPI à capital variable). Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il est beaucoup plus facile d’acheter et de revendre des parts de SCPI à capital variable, elles sont beaucoup plus adaptées à un investisseur. Les prix ne dépendent pas de la loi de l’offre et de la demande, il est fixé par la société elle-même ce qui implique aussi un investissement moins risqué. Quelles raisons d’investir en SCPI ? 👉 Générer des revenus complémentaires,👉 Diversifier son épargne,👉 Préparer sa retraite,👉 Investir dans l’immobilier sans contraintes. Des parts de SCPI peuvent s’acheter soit en paiement comptant ou soit à crédit. Elles vous donnent droit en proportion de votre investissement de percevoir des loyers que vous percevrez tous les trimestres. Vous êtes tout simplement propriétaire d’une toute petite part des immeubles, magasins, centres commerciaux,… que détient la société dans laquelle vous avez investi. Ces loyers vous sont versés nets de tous frais (gestion, taxe foncière, assurance, provisions pour travaux,…) En moyenne en France, le rendement moyen d’une part de SCPI est de 4 à 5% net de tous frais. Pour l’exemple, si vous détenez 10 parts d’une SCPI dont la part vaut 1000 euros, vous pouvez prétendre à un loyer (ou à un revenu foncier) de 400 à 500 euros par an avant impôts. Pour comparaison, 10000 euros placés sur un livret A vous généreront 50 euros d’intérêts annuels. Attention aux frais ! Nombreuses sont les personnes qui connaissent ce qu’est une SCPI mais qui ont toujours entendu dire que ce n’était pas adapté car impliquant trop de frais. Il n’y a pas matière à en être effrayé quand on en comprend la logique : 👉 Les frais de souscription qui sont d’environ 8 à 10% du montant de l’investissement. Cela représente finalement le montant que vous pourriez payer en frais de notaire dans le cadre d’un investissement immobilier physique. Ces frais sont payés au moment de la revente, ce qui permet de faire travailler 100% de votre capital. 👉 Les frais de gestion qui sont d’environ 12 à 15% et qui sont calculés sur les loyers versés. Ce qui arrivera sur votre compte s’entend net de ces frais. Cela peut paraître énorme mais ils englobent tous les frais liés à la gestion d’un parc immobilier (L’assurance, les travaux, les provisions pour travaux, la taxe foncière, les charges courantes, les charges de copropriété, la relocation,…). Faites le parallèle avec les frais liés à un investissement physique, vous verrez que ce pourcentage n’est pas si élevé. Comment bien choisir sa SCPI ? On ne peut pas et on ne doit pas choisir sa SCPI uniquement sur la base du rendement qu’elle propose. En effet, un rendement peut évoluer à la hausse comme à la baisse et finalement il vaut mieux se baser sur les fondamentaux de la société. 👉 L’expertise du gestionnaire : L’expérience est gage de sécurité dans ce domaine.👉 Les chiffres de la SCPI. Est-t-elle rentable actuellement ? Est ce qu’elle l’a été ces dernières années ?👉 L’ancienneté de la SCPI.👉 Le taux d’occupation : Les bâtiments que la société a en location sont-ils suffisamment remplis ? Une bonne valeur se situe aux alentours de 90% de taux d’occupation. Il faut également consulter l’historique de celui-ci.👉 La taille de l’actif : Cela montre la taille de la société. Un minimum de 200 millions d’euros d’actif est à prendre en compte.👉 Le rendement : Est t’il stable dans le temps ou fluctuant ? A t-il une tendance haussière ou baissière ? Récapitulons Les SCPI sont un excellent moyen d’investir dans l’immobilier sans avoir à en assumer la gestion. Le revenu que ce type d’investissement apporte, qu’il soit comptant ou à crédit permet de répondre à de nombreux objectifs et ce à différent stade de vie. Le plus important réside dans le fait que l’éducation financière fasse partie intégrante de votre projet. Cet article n’est en aucun cas un conseil en investissement, chaque cas est différent, spécifique, et nécessite une analyse précise de votre situation. Si vous voulez enfin passer à l’action et maîtriser les bases de l’investissement pour vos premiers placements rentables avec mon aide, on peut en parler ensemble.

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Investir en bourse. Oui ou non ?

Investir en bourse ! Oui ou non ? Cela fait partie des questions principales et communes à toutes les personnes qui souhaitent commencer à investir. À quel moment investir en bourse ? N’est-ce pas trop tard ? Ne devrais-je pas attendre ? Mais justement, attendre quoi ? Que ça baisse ? Que ce soit le bon moment ? Il est quasiment impossible de répondre à ces questions, à moins de passer énormément de temps à analyser le marché ou de devenir un expert dans le domaine. Nous avons tous un biais psychologique par rapport à cela. Finalement, c’est assez normal et humain car on parle de définir comment placer les économies que l’on a durement réalisées. Ces questions-là ne sont pas si importantes et montrent uniquement un manque de connaissances et de compréhension de l’investissement en bourse. Dans cet article, je vais donc vous présenter une manière d’investir en bourse où vous n’aurez jamais à vous souciez du moment idéal. Voyez par vous-même, les résultats sont étonnants. Comparatif n°1 : Buy the Dip vs Dollar Cost Average (DCA) De nombreuses études existent sur ce sujet et l’une des plus connue est celle de Nick MAGGIULLI nommée « Even God couldn’t Beat Dollar Cost Averaging », en français « Même Dieu ne peut pas battre l’approche DCA » L’étude compare une personne qui aurait investi 100$ par mois tous les mois pendant 40 ans (Méthode DCA) et une autre personne qui aurait investi ces 100$ uniquement lors de creux, c’est-à-dire lorsque le marché n’est pas à un niveau record (Méthode Buy the Dip). En attendant que ce creux arrive, cette seconde personne a tout de même mis de côté ces 100$ tous les mois en attendant sa bonne fenêtre d’entrée et a donc investi le cumul mis de côté à chaque fois. Cette étude est valable sur un début d’investissement allant de 1920 à 1979 et sur une période de 40 ans. L’étude s’arrête donc en 2019 juste avant la crise du Covid. Contre tout attente, l’étude montre que dans 70% des cas, l’approche DCA l’emporte sur l’approche Buy the Dip et ce même si vous étiez « Dieu », c’est-à-dire qu’à chaque fois vous auriez vu juste au mois près pour déterminer lorsque le marché est dans un creux. Illustration : Dans l’histoire, 24 % des mois ont été historiquement des records pour le marché boursier américain, et seulement 1,14 % de ces mois ont été suivis d’une baisse de plus de 10 % au cours des 12 mois suivants. L’expression « les records sont faits pour être battus » prend tout son sens sur les marchés boursiers. L’étude se concentre ensuite sur une période allant de janvier 1995 à décembre 2008, celle-ci incluant donc le krach de la bulle internet de 2000 et la crise des Subprimes 2008. Les points verts mettent en valeur les mois où le marché a battu son record historique. A contrario, les points rouges montrent les mois où le marché a atteint son point le plus bas entre 2 records historiques. Cela veut donc dire par exemple qu’avec la méthode “Buy the Dip” vous n’auriez rien investi entre mi 2000 et 2008 puis d’un coup investi le cumul des 100$ mis de côté à cette date précise. La conclusion de l’étude montre que même avec des informations parfaites, la méthodologie “Buy the Dip” sous-performe généralement la méthode DCA. Donc, si vous essayez d’accumuler de l’argent et d’acheter au prochain creux du marché, votre situation sera probablement moins bonne que si vous aviez acheté tous les mois. Pourquoi ? Parce que pendant que vous attendez la prochaine baisse, le marché est susceptible de continuer à monter et de vous laisser de côté. Ce qui rend la stratégie “Buy the Dip” encore plus problématique, c’est que cela suppose que vous saurez toujours quand le marché est à son point bas (alors qu’en fait… vous ne le saurez pas). L’étude effectue alors une variante de la méthode “Buy the Dip” où la stratégie manque le creux parfait de 2 mois, et devinez quoi ? Cela conduit 97% du temps à sous-performer la méthode DCA. La plupart des gens économisent de l’argent pour « acheter la baisse » alors qu’ils seraient dans une bien meilleure situation s’ils achetaient régulièrement. De plus cette baisse peut ne jamais venir. Et pendant qu’ils attendent, ils peuvent passer à côté de mois (ou années) de croissance continue. Comparatif n°2 : Dollar Cost Average (DCA) vs Lump Sum Investing (LSI) Nous venons de voir que l’approche DCA est généralement meilleure que l’approche “Buy the Dip”. Mais il en existe une 3ème, nommée Lump Sum Investing (LSI), qui consiste à placer 100% de votre capital à un instant T. C’est une très bonne approche dans un marché haussier ou sur le point de rebondir. Par exemple, à la mi-mars 2020, juste après le choc boursier lié au coronavirus, ce capital aurait pu faire 100% d’augmentation un an et demi après. Mais qui aurait placé 100% de son capital à cette période ? L’approche DCA est très adaptée à une personne voulant extraire une partie de son salaire chaque mois à placer en bourse par exemple. L’approche LSI peut quant à elle être très intéressante pour quelqu’un qui aurait une somme plus conséquente à placer (prime exceptionnelle, héritage, 1er investissement en bourse…). Ci-dessous la différence entre les 2 méthodes illustrées si vous aviez 12000$ à investir. La méthode DCA donne un investissement de 1000$ par mois pendant 1 an alors que l’approche LSI donne un seul investissement de la totalité au début de la période. L’expérience faite dans l’étude de Nick MAGGIULLI (« DCA vs LSI : The definitive guide ») part du principe imaginaire que vous avez hérité d’un million de dollars et que l’objectif est de préserver au maximum votre pouvoir d’achat au cours des 100 prochaines années. Deux options s’offrent à vous : investir tout votre argent maintenant (Méthode LSI) ou investir 1% de votre argent chaque année pour les 100 prochaines années

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