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Nom de l’auteur/autrice :Aurélien Tardy

viager solidaire

Investir dans le viager solidaire

Investir doit répondre à un besoin ! Inévitablement ! On n’achète pas un appartement locatif parce que tout le monde le fait et que ça parait bien. On ne se lance pas en bourse parce que ça semble cool. Avant le déploiement ou la présentation d’une quelconque stratégie d’investissement, le conseiller en gestion de patrimoine doit avoir balayer avec vous vos besoins, vos objectifs, votre horizon de temps,… Pour certain, l’objectif est de faire fructifier un capital pour un horizon retraite / long terme en maximisant le rendement peu importe les moyens utilisés (dans la limite du légal 😀). A contrario, pour d’autres, l’objectif est de donner du sens à l’argent en répondant à une logique écologique, socialement responsable ou solidaire. Ici le rendement est secondaire. Beaucoup d’entre vous ont certainement déjà entendu parler de l’achat en viager qui consiste à acheter un bien immobilier à une personne âgée avec une décote calculée en fonction, entre autres de son âge. Ensuite l’acquéreur s’engage à verser une mensualité à cette personne qui continue de résider dans le bien jusqu’à sa mort. Le viager solidaire que je vais vous présenter dans cet article est similaire sous certains aspects mais finalement bien différent ! Si on devait sélectionner UN investissement d’utilité public, celui-ci ferait inévitablement partie des pré-sélectionnés ! Définition du viager solidaire Le viager solidaire, c’est devenir partiellement propriétaire du logement d’une personne âgée en investissant à travers une société qui s’occupe de réunir les fonds de nombreux épargnants. La société qui devient propriétaire de la maison / appartement paiera ensuite un capital à la personne âgée et devra aussi lui verser une rente à vie (montant dépendant de nombreux critères dont l’emplacement de la maison, l’âge, etc etc). A ce stade, cela ressemble à du viager classique sauf que l’on s’associe à plusieurs pour le faire ? Oui mais pas tout à fait ! C’est à ce moment qu’intervient la notion de solidaire. La société détenant la propriété a donc légalement comme bénéficiaire la personne âgée qui continue d’occuper le logement. Elle s’engage en parallèle à mettre en place tout un écosystème autour de l’occupant des lieux afin de favoriser son maintien à domicile. Les salariés ont comme mission de coordonner la mise en place des services adaptés et personnalisés à chaque personne (repas à domicile, équipement médicalisés, soins à domicile,…). L’objectif du viager solidaire est donc le maintien à domicile des personnes âgées afin de repousser au maximum le moment où celles-ci devront peut-être aller en EHPAD. Le constat – Pourquoi est-ce utile ? L’utilité de telles initiatives peut paraître évidente mais il me paraît malgré tout nécessaire d’évoquer ici 4 constats qui mettent cela en évidence. Raison macro-économique Les caisses de retraite sont en difficulté car le nombre d’inactifs dépasse le nombre d’actifs cotisants. En 2020, la France compte près de 6,2 millions de personnes âgées de 75 ans ou plus et 750 000 nouveaux retraités par an viennent s’ajouter à ce nombre. En 2050, on anticipe que 11,6 millions de personnes seront âgées de 75 ans ou plus. Raison opérationnelle Le nombre de personnes en situation de dépendance va continuer à augmenter alors que le déficit des structures d’accueil entraîne déjà une pénurie. Le nombre de lits en EHPAD disponibles est largement insuffisant : 16 lits pour 100 personnes âgées de plus de 80 ans. On constate aussi un nombre important de personnes sur liste d’attente et des tarifs élevés qui forcent à l’éloignement géographique. Raison du reste à charge La retraite moyenne en France est de 1 496 € alors que le tarif moyen d’un hébergement en EHPAD est de 1 769 € par mois. Lorsque les revenus ne permettent pas l’accès à une maison de retraite proche de leur domicile, les familles doivent faire le choix d’un éloignement géographique. Raison humaine Les personnes âgées souhaitent majoritairement vieillir à domicile mais l’adaptation du logement est le principal frein pour y parvenir. DONC Pour ces 4 raisons, le viager solidaire fait sens ! Pour ces 4 raisons, investir dans un tel processus est clairement utile et répond à un besoin flagrant des prochaines décennies. Si votre souhait est donc de “Savoir où va votre argent”, ce genre d’investissement peut faire partie des solutions à étudier. Les 2 solutions pour investir en viager solidaire Pour investir en viager solidaire, il vous faut sélectionner votre mode d’acquisition qui finalement va dépendre de votre objectif : les parts sociales ou les titres participatifs. La part sociale Une part sociale est un titre de propriété sur le capital d’une société. Dans notre cas, cela veut dire que lorsque vous souscrivez à l’adhésion d’une part sociale pour investir en viager solidaire, vous êtes propriétaire d’un petit morceau de l’entreprise qui gère cet écosystème global. Ce genre d’investissement peut être éligible à la réduction d’impôt dans le cadre du dispositif IR-PME (25% en 2022). Nb : Ce pourcentage est validé chaque année par le gouvernement lorsque la loi finance est votée à l’automne. Ensuite les entreprises qui le souhaitent en font la demande et se voient notifier leur éligibilité ou non au environ du printemps de l’année suivante. Ce point est important car il implique 2 choses : ➡️ Veiller à bien choisir la société partenaire avec laquelle faire ce genre d’investissement (il faut qu’elle soit agréée AMF et éligible à la réduction d’impôt), ➡️ Il y a des périodes précises pour souscrire (généralement sur le 2ème semestre de chaque année) et l’enveloppe accordée n’est pas infinie. Votre souscription sert donc à acheter des logements en viager solidaire et à verser une rente mensuelle aux personnes âgées bénéficiaires. Après un minimum de 7 ans, le montant de votre souscription vous est remboursé sans plus-value, celle-ci étant réintégrée dans le modèle économique. Celui-ci se veut solidaire, votre seul avantage étant la réduction d’impôt. Au décès de la personne âgée ou lorsque celle-ci doit partir en EHPAD car les soins sont trop devenus trop importants, la société revend le bien immobilier. Cela peut arriver 5, 10

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Les marchés financiers vont-ils s’effondrer ? Se dirige-t-on vers une crise d’ici fin 2022 ?

Il ne vous aura pas échappé que les perspectives économiques sont ternes depuis le début de l’année 2022. Il suffit de mettre le nez dehors, de regarder ses tickets de caisse ou ses factures pour se rendre compte que les prix ont explosé depuis plusieurs mois. Cette brutalité économique a des causes, a et aura également des conséquences majeures. L’objectif de cet article est donc de balayer les indicateurs pour tenter de comprendre la direction dans laquelle l’économie se dirige et anticiper les conséquences que cela aura sur vos finances et sur vos investissements. Quel est l’état de l’économie mondiale ? La donnée que tout le monde connait, que les médias grand public diffuse en continue est l’inflation. On le sait, celle-ci est très importante, bien plus importante que ce que les citoyens sont à même d’accepter, bien plus importante que l’objectif que se fixe ceux qui tentent de la gérer, je veux parler des banques centrales. Ce sont elles qui en fonction de données économiques vont prendre des mesures pour la piloter avec un objectif, se situer autour de 2% d’inflation. Pour rappel, les derniers chiffres de l’inflation communiqués sont les suivants : Nous ne sommes pas meilleurs que les autres en France, seul le bouclier tarifaire énergétique stoppe l’hémorragie de la hausse des prix mais cela creuse cependant celle de la dette. Le problème des chiffres de l’inflation est que cette donnée est “en retard”. Lorsqu’on constate que le chiffre est haut ou en hausse, les prix ont déjà augmenté, le mal est fait. Pour anticiper, nous allons donc regarder d’autres indicateurs considérés comme “leader” afin de voir si nous pouvons comprendre la tendance des prochains mois : les PMI. C’est un indicateur de la santé économique d’un secteur, ils sont classés en 2 grandes catégories : les produits et les services. Grâce à ces 2 données, nous avons une vision assez globale de l’état de santé de l’économie d’un pays. Ci-dessus, cette “map’ représente le “PMI Manufacturing” des principaux pays dans le monde classé par région, c’est-à-dire les produits. Il est composé de 5 grands indicateurs : nouvelles commandes, niveau des stocks, production, livraisons des fournisseurs et situation de l’emploi. On peut donc avoir une vision de l’état de santé de la production d’un pays à un instant T en observant ce tableau. Plus la case d’un pays est vert foncé, plus le PMI est haut avec une activité manufacturière qui tourne à plein régime. A contrario, plus la case devient rouge, plus cette activité est en baisse de régime. On dit alors qu’elle se contracte. Il y a une seule observation à faire ici : tous les pays du monde (exception des pays du Middle East & Africa) ont des couleurs qui rougissent ou deviennent de plus en plus vert pâle. Les économies du monde se contractent ! Pourquoi les économies se contractent ? Ce qu’il se passe aujourd’hui est encore très lié à la crise du Covid et aux premiers confinements durs de 2020, la guerre en Ukraine n’étant qu’une couche supplémentaire à un problème existant auparavant. En Mars 2020, tous les pays du monde se sont mis à l’arrêt, une grosse partie de la population mondiale s’est trouvée confinée. N’ayant rien à faire, les gens ne souhaitaient qu’une chose : Consommer Dès lors que les confinements se sont arrêtés, les gens sont sortis, ont voulu voyager, ont voulu consommer l’argent non dépensé pendant des mois, ont voulu acheter. Face à des pays ne re-démarrant pas à la même vitesse dans une économie totalement mondialisée, cela a provoqué un choc de demande par rapport à l’offre en circulation. Les usines ont mis du temps à redémarrer à plein régime, les circuits logistiques ont mis beaucoup de temps à se réguler et à se décongestionner. Conclusion : Si la demande est supérieure à l’offre, les prix augmentent. Nb : A gauche ci-dessus, l’inflation américaine qui a commencé de dériver en avril 2021 et à droite l’inflation européenne qui elle, a commencé de dériver en août 2021 (bien avant le conflit Ukraine / Russie). D’accord les prix augmentent mais pourquoi les économies se contractent ? Nous sommes dans un effet “accordéon”, c’est-à-dire qu’après avoir beaucoup consommé, sur-consommés, les gens ont eu des comportements qui se sont normalisés et ont repris leurs habitudes. Ce comportement post-Covid de sur-consommation dans un monde pas encore prêt à gérer cela a créé de l’inflation. Les gens ont ensuite commencé de réduire leurs consommations face à ces prix qui s’envolaient, certains par choix, d’autres par nécessité. La boucle est bouclée, nous nous retrouvons désormais dans une situation où les usines peuvent tourner, la logistique fonctionne, les stocks sont bons mais face à la hausse des prix que cet effet “accordéon” a généré, les gens consomment moins, les entreprises produisent moins et font moins de profits : L’offre est supérieure à la demande, les économies se contractent. Cet effet “accordéon” va mettre un peu de temps à se stabiliser. Il y a fort à parier que dans les mois qui viennent les économies vont souffrir face à cette contraction, la récession va certainement pointer le bout de son nez mais l’inflation va baisser (ce qui ne veut pas dire que les prix vont baisser, les augmentations vont juste ralentir). Ensuite, les économies repartiront de l’avant avec une demande des consommateurs qui recommencera, etc etc. Petit à petit, les mouvements dans un sens ou dans l’autre seront moins brutaux jusqu’à retrouver une stabilité totale, sauf autre événement majeur. Sauf autre événement majeur comme un manque de gaz cet hiver ? La crise énergétique de 2022 L’objet de cet article et de ce blog n’est pas de traiter des problèmes de livraison de gaz donc je ne m’étendrai pas sur le sujet. Cependant je suis obligé d’en parler car cela a un impact sur l’économie aujourd’hui. Face à ce risque de pénurie, les prix s’envolent (loi de l’offre et de la demande) ce qui alimente l’inflation. En réponse aux sanctions européennes, la Russie répond

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placements financiers desfiscalisation

6 solutions de placements financiers pour payer moins d’impôts en 2022

Lorsque l’on cherche à réduire son impôt, l’immobilier et les placements financiers sont les 2 grands domaines que l’on peut observer pour arriver à son objectif. L’un ou l’autre pourra ensuite être choisi en fonction des préférences de chacun mais SURTOUT du besoin. En France, le système de défiscalisation est une grosse caisse à outils et en fonction de ce que vous voulez faire, il vous faudra vous munir du matériel adéquat. L’Etat met en place un grand nombre de solutions de placements financiers permettant de réduire votre impôt mais gardez en tête que l’administration possède toujours un objectif en faisant cela, le plus souvent soutenir un secteur économique ou motiver la circulation de votre argent dans l’économie. La recette magique qui consisterait à défiscaliser en plaçant de l’argent sans risque et disponible à tout moment n’existe pas. L’objectif de cet article est donc de lister les différentes solutions qui s’offrent à vous pour réduire votre fiscalité grâce à des placements financiers. IMPORTANT : Le listing qui va suivre n’est pas exhaustif et n’est pas un conseil de placement. Certaines des solutions ci-dessous sont complexes à mettre en œuvre ou présentent un niveau de risque ou des contraintes importantes. Regarder l’économie d’impôts est une chose mais il sera nécessaire de regarder chaque placement de manière globale pour peser les avantages, les inconvénients et les risques de chacun. Chaque cas est différent, en cas de besoin une étude personnalisée peut être menée. Investir dans un Plan d’Épargne Retraite (PER) Probablement le plus connu de tous, le Plan d’Epargne Retraite est intéressant pour l’Etat car il vous oblige à bloquer votre argent pour une période longue (sauf quelques cas de déblocage anticipé). Ouvrir un PER, c’est donc s’engager dans la durée mais c’est aussi garder la main sur ce que vous voulez investir. Un PER est comparable à une assurance vie car ce qu’il y a à “l’intérieur” est très similaire, seule l’enveloppe fiscale qui est autour est différente. Vous pouvez donc décider d’exposer votre argent à des secteurs comme l’innovation, l’écologie, les énergies,… ou encore laisser votre argent en fond euros donc ne pas l’exposer aux marchés financiers. L’avantage fiscal dépend de ce que vous gagnez et de vos versements ! Admettons que vous gagniez 40 000 € annuel, vous devez payer des impôts sur 40 000 €. Si vous versez 5000 € cette année sur un PER, vous ne paierez l’an prochain des impôts que sur 35 000 € (40 000 € de revenus moins les 5000 € de versement) Si votre tranche marginale d’imposition est à 30 %, vous économiserez donc 30% de 5000 € sur vos impôts de l’an prochain soit 1500 €. Le piège du PER est l’imposition des sommes à la sortie. En effet, lorsque vous sortirez ces 5000 € de votre PER plusieurs années après, alors cette somme viendra s’additionner à vos revenus du moment. Si vous gagnez toujours 40 000 € annuel et que vous récupérez 5000 € du PER, alors l’année suivante vous paierez des impôts sur 45 000 €. Cela impactera négativement vos impôts du même montant que le gain réalisé lors du placement soit 1500 €. Opération inutile ! Il faut donc pour qu’un placement sur un PER soit efficace, veiller à ce que votre taux d’impôts soit supérieur lors du versement que lors du retrait. Vous pouvez verser autant d’argent que vous voulez sur un PER mais passé un certain montant versé annuellement (qui dépend de vos revenus), l’avantage fiscal s’éteint. Nb : Pour plus de détails sur le PER, je vous invite à aller lire ou relire l’article suivant qui détaille tous les mécanismes de ce placement. Investir dans un Fond d’Investissement de Proximité (FIP) A travers les FIP, l’objectif de l’Etat est de soutenir l’investissement dans les PME régionales. Pour investir dans un FIP, il vous faut sélectionner un partenaire intermédiaire qui va constituer un fond de placement. C’est finalement l’étape la plus importante car c’est ce qui donne un gage de qualité à l’investissement et une certaine maîtrise du risque. Cette société intermédiaire va donc créer un fond auquel il sera possible de souscrire pendant une durée définie sur l’année en cours (vous ne souscrivez pas dans le même fond si vous investissez cette année ou l’an prochain). Avec les sommes récoltées, la société va ensuite prêter sous forme d’obligations cet argent à des PME qu’elle sélectionne (et avec des critères de taille définis par l’Etat). Ce fonds a vocation à vivre pendant une durée de minimum 5 ans et jusqu’à 9 ans pour certains. A terme le fond est dissous, les PME remboursent leurs obligations avec soit un gain, soit une perte (si la PME a performé il y aura un gain, si la PME a fait faillite il peut y avoir perte totale du capital). Face à ce risque important lié au fait que l’investissement soit réalisé sur des petites entreprises, il est primordial de choisir le bon intermédiaire qui saura diversifier votre placement et sélectionner les bonnes PME ! Dans ce genre d’investissement le gain fiscal est à l’origine de 18 % mais augmenté à 25 % depuis 2021 et pour le moment jusqu’à fin 2022 (le taux est défini chaque automne lors du vote de la loi finance par le parlement). Pour les FIP Corse ou les FIP Outre-Mer, l’avantage fiscal est même porté à 30 %. Vous investissez 10 000 € en FIP Outre-Mer, vous économiserez 3000 € d’impôts l’an prochain, tout simplement ! De plus, les potentiels gains sont exonérés d’impôts. Si vous récupérez 15 000 € à la dissolution du fond, les 5000 € de gain sont défiscalisés (hors prélèvements sociaux). Ce genre d’investissement est par nature risqué, il est donc important de tout mettre dans la balance avant de se lancer. Enfin, le montant maximal que vous pouvez investir chaque année est variable que vous soyez célibataire (12 000 € maximum) ou un couple (24 000 € maximum). Investir dans un Fond Commun de Placement dans l’Innovation (FCPI)

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defiscaliser immobilier

6 solutions d’investissement immobilier pour payer moins d’impôts en 2022

Lorsque je demande à un prospect ou un client s’il trouve normal de payer de l’impôt, la réponse est OUI dans 9 cas sur 10. Lorsque je demande à ces mêmes 10 personnes, si elles souhaitent payer moins d’impôts la réponse est OUI dans 9 cas sur 10. Ce qui ressort de la plupart des mes entretiens est donc : Ok pour en payer mais pas trop ! Ces statistiques je ne les invente pas ! Elles font partie des questions que je pose à tous mes clients dans le cadre d’un bilan patrimonial. La France est sur le podium mondial en la matière comme le montre les statistiques ci-dessous : La plupart des gens sont d’accord pour payer de l’impôt mais restent soucieux de maîtriser ce qu’ils doivent donner. Ça tombe bien, l’Etat a mis en place un grand nombre de solutions de placements immobiliers permettant de réduire son impôt en toute légalité. Ces solutions sont connues et permettent de se projeter d’une année sur l’autre. Cela se prépare, s’anticipe afin d’éviter de se retrouver sans solution avec la douloureuse du mois de Mai chaque année. Face à ce constat, l’article qui va suivre a pour but de lister les différentes solutions qui s’offrent à vous pour réduire votre fiscalité. IMPORTANT : Le listing qui va suivre n’est pas exhaustif et n’est pas un conseil de placement. Certaines des solutions ci-dessous sont complexes à mettre en œuvre ou présentent un niveau de risque ou des contraintes importantes. Regarder l’économie d’impôts est une chose mais il sera nécessaire de regarder chaque placement de manière globale pour peser les avantages, les inconvénients et les risques de chacun. Chaque cas est différent, en cas de besoin une étude personnalisée peut être menée. Investir en Pinel L’investissement en Pinel est le plus connu de tous et consiste souvent à acheter un appartement neuf dans une zone considérée comme tendue (souvent car on peut trouver du Pinel rénové, c’est-à-dire des logements anciens rénovés éligibles au Pinel mais toujours dans des zones tendues). Les zones éligibles sont appelées A Bis, A et B1 (de rouge à bleu foncé sur la carte). Il est donc impossible d’investir en Pinel dans un village de Corrèze ! La réduction d’impôt qu’engendre ces investissements peut aller jusqu’à 21 % du montant pour une acquisition de 300 000 € maximum. Pour bénéficier de cette réduction d’impôt, l’acquéreur doit s’engager à louer le bien pour une durée minimale prédéfinie de 6, 9 ou 12 ans. La réduction d’impôt est alors proportionnelle à la durée d’engagement soit 12, 18 ou 21 %. Exemple : J’achète un bien éligible Pinel à 250 000 € et je m’engage sur 9 ans. Je bénéficie alors d’une réduction d’impôt de 18% sur 9 ans, soit 2 % par an. Je paye 5000 € d’impôt, j’ai donc droit à une réduction de 2 % de 250 000 € chaque année soit 5000 €. Mon impôt passe donc de 5000 € à 0 €. Nb : Le dispositif Pinel doit progressivement être réduit à partir de 2023. Investir en déficit foncier Le déficit foncier est un régime de droit commun, ce qui veut dire qu’il ne s’agit pas d’une loi avantageuse à durée déterminée, qui ne rentre pas dans le plafond des niches fiscales. Pour expliquer ce mécanisme, je vais partir d’un exemple simple lié aux revenus fonciers dans la location nue : Vous détenez un appartement vous rapportant 6000 € par an de loyer, la loi vous autorise à faire quelques déductions et ne pas être imposé sur l’intégralité de cette somme. Vous aurez le droit de déduire des potentiels frais de gestion, la partie de la taxe foncière qui vous incombe, les frais d’entretien et de réparation, les intérêts d’emprunts ou encore votre assurance. Cela implique qu’au lieu de payer des impôts sur 6000 €, vous ne paierez des impôts peut-être que sur 2500 € ou 3000 €. En fonction de votre tranche marginale d’imposition, cela va faire une différence non négligeable. Je viens juste de poser les bases de l’imposition dans la location nue. Mais quel rapport avec le déficit foncier ? Tout simplement, si la somme que vous pouvez retrancher est supérieure à ce que vos loyers vous ont rapporté alors vous créez un déficit. Admettons que vous ayez 8000 € à déduire et 6000 € de loyer. Alors non seulement vous ne paierez pas d’impôts sur vos loyers mais en plus le delta de 2000 € viendra se retrancher de vos autres revenus. Si vous êtes un couple qui déclare 50 000 €, vous déduisez donc 2000 € et ne paierez des impôts que sur 48 000 €. Alors vous allez me dire OK mais l’avantage est très limité et incertain (fonction des travaux d’entretien par exemple). OUI MAIS il s’agissait de vous présenter le principe ! En effet, pour surfer sur ce régime avantageux, de nombreux promoteurs ou constructeurs proposent aujourd’hui des opérations optimisées au déficit foncier. Ils achètent donc un bâtiment entier nécessitant une rénovation complète aussi bien des parties privatives que des parties communes. Vous achetez donc un appartement refait à neuf et votre part des communs également refait à neuf (toiture, façade, ascenseur, etc etc) La « quote-part » travaux grimpe vite et représente ainsi en général 50 % à 70 % de l’investissement total. Exemple : Un couple gagnant 50 000 € annuel achète un appartement à 200 000 € dont 120 000 € de travaux. Admettons que ces 120 000 € soient à payer sur 3 ans (le temps des travaux, en fonction des appels de fonds du promoteur) alors ils seront déductibles sur 3 ans (40 000 € par an) dans une limite de 10 700 € par an. Le solde est stocké dans une poche et est utilisable pendant 10 ans. Ceci est un exemple simplifié ! Ce que l’on peut voir cependant, c’est que votre stock “à déduire” ne sera pas à 0 au bout de 10 ans. Vous allez donc perdre du

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contrat capitalisation

À la découverte du contrat de capitalisation

Le contrat de capitalisation est un véhicule d’investissement totalement méconnu de la population mais qui est pourtant disponible aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises. Il n’est certainement pas le placement à mettre en œuvre en priorité lorsque l’on débute dans l’investissement en tant que particulier mais peut par contre faire sens lorsque l’on arrive à un stade plus avancé ou pour transmettre son patrimoine facilement. Ce placement est également un bon moyen de placer l’excédent de trésorerie d’une entreprise (SARL, SAS, SA mais aussi SCI ou holding patrimonial) et apporte un vrai complément aux livrets d’entreprise non rémunérateurs. Un contrat de capitalisation est tout sauf un placement qui correspond à tout le monde. Par contre, il peut potentiellement s’adresser à tout le monde : personne morale comme personne physique. Alors envie de savoir si cela peut vous correspondre ? C’est parti 👇 A la découverte du contrat de capitalisation pour les particuliers Comme une assurance vie… Un contrat de capitalisation est un contrat d’épargne finalement très proche du fonctionnement de l’assurance vie. Il possède des similitudes avec cette dernière mais aussi quelques points complémentaires qui apportent le côté unique de ce type de placement. Du côté des similitudes, on peut noter : 👉 La large palette de ce que vous pouvez mettre dedans (Fonds euros, Unités de Compte, Fonds immobilier). Pour plus d’infos, consultez l’article Comment fonctionne une assurance vie ? 👉 La disponibilité de l’argent à TOUT moment, 👉 La fiscalité qui est avantageuse après 8 ans (Même article à lire ou à relire), 👉 La souplesse de fonctionnement, c’est-à-dire la possibilité de faire un versement initial, des versements programmés, des versements ponctuels,… Pour ce point, je vous laisse voir l’article sur les différents types de versements. Sur ces aspects, tout fonctionne comme une assurance vie ! Comme une assurance vie… Mais bien différent aussi ! Tout l’intérêt du contrat de capitalisation est donc de conserver ce qui fait la force du placement préféré des français et de venir apporter des compléments qui permettent de contourner certaines limites de l’assurance vie : 1️⃣ Le contrat peut être transmis en donation ou via un testament. Alors bien sûr, les règles de la donation s’appliquent mais plutôt que de laisser dormir l’argent sur un livret non rémunérateur entre 2 donations, pourquoi ne pas le faire fructifier et transmettre l’argent via ce genre de véhicule ? Nb : Vous pouvez ouvrir autant de contrat de capitalisation que vous le souhaitez 2️⃣ Il peut être démembré (c’est un actif). Il est possible de transmettre la nue-propriété de cet actif tout en conservant l’usufruit le temps de son vivant. Cela permet de transmettre dans le cadre avantageux de cette formule mais de garder la main sur son capital. 3️⃣ Le contrat n’est pas fermé automatiquement lors du décès du souscripteur L’héritier du contrat peut le conserver en l’état. Il peut décider de continuer à le faire fructifier en bénéficiant de la date d’ouverture (S’il a plus de 8 ans, le contrat reste dans le cadre avantageux d’un point de vue fiscal). A contrario pour une assurance-vie, celle-ci sera fermée automatiquement qu’elle soit en gain ou en perte et l’argent est transmis. 4️⃣ Pas de clause bénéficiaire dans un contrat de capitalisation C’est le ou les héritiers qui récupèrent celui-ci, en indivision s’ils sont plusieurs. 5️⃣ Possibilité de l’apporter en garantie lors d’un achat Plutôt que de souscrire une hypothèque souvent coûteuse, le contrat de capitalisation peut servir et être nanti. Du coup… Assurance vie ou contrat de capitalisation ? Eh bien cette question n’est pas une question qui doit être posée ! Les 2 véhicules d’investissement sont très complémentaires. Pour faire fructifier son épargne, une assurance vie est bien suffisante ! Cependant, le contrat de capitalisation permettra d’optimiser la transmission, la donation et la succession en apportant des solutions différenciantes de l’assurance vie. Encore une fois, ce n’est pas l’un ou l’autre mais l’un et l’autre en fonction de votre âge, votre objectif, à qui vous donnez ou transmettez, le montant de votre capital, etc etc. Nb : Il est à noter que vous pouvez souscrire un contrat de capitalisation pour votre SCI à l’IR (Impôt sur le Revenu) ou votre holding familiale. Cela peut par exemple faire sens si vous venez de vendre un bien immobilier et que vous ne souhaitez pas racheter un nouveau bien tout de suite. À la découverte du contrat de capitalisation pour les entreprises Pour une entreprise, les objectifs sont bien différents que pour un particulier. On ne parlera pas d’objectif de transmission mais de simple souhait de faire fructifier son épargne disponible. Vous avez une entreprise, vous sortez le salaire dont vous avez besoin pour vivre, vous sortez même peut-être des dividendes de manière annuelle mais vous ne souhaitez pas tout sortir pour ne pas vous faire massacrer par les impôts. Alors le contrat de capitalisation peut s’avérer être une bonne option (Bien que ce ne soit pas l’unique…). Le constat… D’un point de vue bancaire, les entreprises n’ont accès qu’à 2 moyens de placer leur trésorerie autrement qu’en laissant l’argent sur le compte courant : 1️⃣ Les livrets où l’argent est disponible, garanti, mais avec une rémunération presque nulle (Pas de livret A pour les entreprises, les rendements sont de l’ordre de 0,05 % brut). On est clairement sur un encéphalogramme plat ! On va donc se servir de ces livrets pour l’épargne de précaution de l’entreprise. 2️⃣ Les comptes à terme, qui sont des comptes où l’on bloque l’argent pendant une période définie contre rémunération de l’ordre de 0,1 à 0,2% brut. Ce n’est pas génial non plus… Ces comptes à terme sont quant à eux utiles pour les projets ponctuels sur des durées déterminées. Le reste ? C’est ce qu’on appelle l’excédent de trésorerie ! Ce que l’entreprise sait ne pas avoir besoin à moyen terme et est en mesure de le prouver via quelques résultats d’exercices comptables (Cela sera vérifié avant chaque souscription). Pourquoi est-ce utile pour les pros

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versements programmes

Pourquoi faire des versements programmés sur vos placements ?

De nombreuses personnes se demandent régulièrement si c’est le bon moment pour investir, c’est peut-être d’ailleurs votre cas. Chercher ce genre d’informations sur Google lorsqu’on est néophyte est contre productif. Vous trouverez toujours des gens vous prédisant la prochaine crise financière ou à contrario des autres vous annonçant que c’est LE moment de la décennie. La raison et notre logique de base nous amènent à faire des conclusions erronées en fonction des conditions : 👉 Etape 1 : Les marchés sont trop hauts, ça ne fait que monter, je vais attendre que ça baisse. 👉 Etape 2 : ça ne fait que baisser, c’est la crise, je préfère savoir mon argent en sécurité sur mes comptes. 👉 Etape 3 : M****, ça remonte ! Trop tard j’attend que ça rebaisse. Ces 3 étapes sont caricaturales mais relativement fidèles au raisonnement des gens face à l’investissement. En ce moment, si vous allumez la télé on ne vous parle que de ça : la guerre, l’inflation, le coût de l’essence, le pouvoir d’achat et pour les plus initiés la baisse de la bourse, la baisse du bitcoin… On est en plein dans l’étape 2 ! Alors 2 options : ✅ Soit vous en avez eu marre d’attendre lors de l’étape 1 et vous avez fini par vous lancer. Là vous vous dites mince je suis en perte. Que dois-je faire ? ✅ Soit c’est LE moment que vous attendiez tellement mais vous vous dites : est ce que tout n’est pas en train de s’effondrer ? Que dois je faire ? Dans les 2 cas, il n’y a qu’une réponse adaptée : la maîtrise de votre horizon de temps et la maîtrise de vos versements programmés. Pourquoi ? Découvrons le ensemble ! 👇 Les différents types de versements Avant de parler des types de versements, nous pouvons évoquer le choix de votre ou de vos placements financiers. Celui-ci est primordial pour s’assurer une rentabilité future car tous ne se valent pas et tous n’apportent pas la même sécurité. Au sein même d’un placement financier, il vous faudra ensuite définir les supports utilisés à l’intérieur car ils auront également un gros impact sur vos performances (Pour l’exemple, n’hésitez pas à consulter l’article sur le fonctionnement d’une assurance vie). Pour alimenter vos placements, il vous faudra enfin définir une stratégie et pour se faire, différentes solutions s’offrent à vous : 1️⃣ Le versement initial : Lorsque vous ouvrez un nouveau placement, vous allez y verser une première somme plus ou moins importante. 2️⃣ Le versement ponctuel : Lorsque vous touchez une somme de manière ponctuelle (Prime, héritage,…), vous décidez d’en déposer tout ou partie sur votre placement. 3️⃣ Le versement programmé : Vous décidez de faire un effort d’épargne, d’économiser une somme constante tous les mois que vous déposez sur votre placement. L’investissement peut être comparé à une personne cherchant à atteindre un niveau sportif. Il lui faudra s’entraîner de manière régulière pour atteindre le niveau recherché, faire des efforts réguliers. Ce n’est pas en allant courir une fois toutes les 2 semaines, de manière irrégulière qu’il pourra se préparer pour un marathon. La performance de vos placements réside entre autre dans la régularité de vos versements (Le choix des supports et le pilotage de ceux-ci sont par ailleurs également très importants). Comment fonctionne un versement programmé ? LE point qu’il semble primordial de préciser, c’est que vous n’êtes pas “bloqué” avec votre versement programmé. Il y a parfois un montant minimum mais vous pouvez décider à tout moment de l’augmenter, le baisser, le stopper, le remettre en route. Ce n’est pas parce que vous décidez un montant d’effort d’épargne aujourd’hui que celui-ci sera adapté à votre vie dans quelques mois / années. Il vous sera alors possible de le faire varier. Ensuite, il suffit de définir le montant que vous souhaitez y consacrer, de définir une date adaptée à vos rentrées d’argent mensuelle et c’est tout. Votre placement sera alors automatiquement alimenté d’une somme fixe et définie tous les mois. Et donc ? Quel intérêt ? Investir régulièrement permet de lisser votre prix d’achat. C’est la seule raison ! Pour l’expliquer, rien de tel qu’un exemple ! 👇 Comparatif sur l’utilité de faire des versements programmés Pour cet exemple, j’ai décidé d’utiliser le CAC 40 qui représente les 40 plus grosses entreprises françaises. Évidemment ce n’est pas très bon en terme de diversification mais cela simplifie l’exemple. Nous allons prendre un horizon de temps d’environ 20 ans, depuis le début du siècle ce qui n’est pas aberrant pour un horizon de temps de placement sur les marchés financiers. Nb : Je précise qu’il s’agit d’un exemple car la courbe ci-dessous est un Index et non un ETF. Cela veut dire qu’à proprement parlé ce qui est ci-dessous ne s’achète pas. Mais il est très facile de trouver des ETF chez Amundi, Lyxor ou autres ayant vocation a être un miroir de cet index. Admettons que Paul avait 10 000 € à placer en one-shot au début du siècle. Il avait décidé d’ouvrir un placement orienté CAC 40 pour y mettre cette somme : 1️⃣ Si Paul avait fait son placement le 1er janvier 1999, il serait aujourd’hui en plus-value de 53,5 %. 2️⃣ Si Paul avait fait son placement le 1er janvier 2000, sa plus value actuelle serait de 13,7 %. 3️⃣ Il serait en moins value de 6,7 % si le placement avait été fait au 1er juillet 2000. 4️⃣ Et enfin, il serait en plus value de 11,6 % s’il avait placé ces 10 000 € au 1er janvier 2001. Paul avait-il le moyen de savoir cela à l’avance ? La réponse est NON. Il lui fallait une certaine chance pour faire son placement au bon moment. En effet, les marchés financiers ont performé à la fin des années 90 et se sont effondrés au début des années 2000. En agissant de la sorte Paul a pris le risque du “timing” et n’a pas profité des mouvements du marché qui

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assurance vie

Comment fonctionne une assurance vie ?

On dit de l’assurance vie qu’elle est le placement préféré des français. En vérité, il y a certainement match avec l’immobilier ! Toujours est-il que près de 45 % des ménages en possède au moins une pour un total de près de 50 millions de contrats d’assurance vie individuels répertoriés. Mais sur la totalité de celles-ci, combien sont réellement gérées ? Et à contrario combien “prennent la poussière” dans un coin d’un contrat bancaire ? Selon moi tous les français qui ont une capacité à épargner 50 € par mois devraient avoir une assurance vie gérée et pilotée pour toutes les raisons que nous allons évoquer dans cet article. Ce placement financier au nom bizarre est à la fois connu mais également très inconnu. Il n’aura plus de secret pour vous après cette lecture. C’est parti 👇 Le cadre fiscal Une assurance vie est un placement financier qui est lié à une enveloppe fiscale définie par la loi (fiscalité des gains potentiels, fiscalité lorsque vous récupérez l’argent ou encore fiscalité lorsque vous transmettez l’argent à un tiers). Absolument TOUTES les assurances vie existantes ont ce même cadre. Il faut imaginer l’assurance vie comme la carrosserie d’une voiture. Les assureurs ou les banques pourront mettre la peinture qu’ils veulent sur cette carrosserie, ce n’est pas ça qui fera avancer la voiture. Ce qui importe finalement c’est le moteur, ce qui fait que la voiture peut avancer de manière plus ou moins rapide. Le moteur de l’assurance vie est ce que chaque assureur va mettre à l’intérieur de ce cadre fiscal c’est-à-dire des actions, des obligations, des fonds,… il peut y avoir énormément de choses (Par exemple, voici la liste de plus de 500 fonds disponibles dans l’assurance vie Boursorama). On peut imaginer quasiment tous les produits financiers existants à l’intérieur d’une assurance vie et c’est ce qui va les différencier, ce qui va faire que l’une peut être très performante et une autre pas du tout. Les fonds euros La première chose que l’on peut trouver dans une assurance vie est le fond euros, souvent le plus connu des français. Si on reprend l’exemple de Boursorama, il en existe 2 (Eurossima et Euro Exclusif) qui sont tous les 2 à capital garanti. C’est LA particularité des fonds euros. Votre assureur vous garantit que si vous placez 10 000 € sur un fond euros, vous pourrez à tout moment récupérer au moins vos 10 000 €. En contrepartie les rendements sont faibles (Entre 0,8 et 1,5 % environ en 2021). En grande partie les fonds euros sont composés d’obligations d’États, que l’on peut également appeler obligations souveraines. Pour faire simple, si vous placez 10 000 € sur un fond euros, l’assureur va les placer sur ces obligations d’États ce qui correspond à faire un prêt à différents pays (Etats-Unis, France, Allemagne, Espagne, etc etc..). Qu’est ce qu’une obligation d’État ? Pour se financer, les États émettent des obligations à plus ou moins long terme. Les investisseurs peuvent acheter ces obligations et donc financer les États. En contrepartie, ils reçoivent un rendement défini à la base (Plus la durée est longue, plus le rendement est important). Pour l’exemple, admettons une obligation d’état français 10 ans émise le 1er avril 2022. Si celle-ci valait 100 à cette date, elle peut valoir seulement 98 aujourd’hui ou 102. Les obligations sont dites “flottantes” et varient en valeur sur les marchés financiers en fonction de la confiance que les investisseurs ont dans le duo pays / durée de l’obligation, entre autres. Enfin comme tous les actifs financiers, il est possible de l’acheter et de la revendre. En investissant dans un fond euros, votre assureur placera l’argent sur des obligations d’États déjà émises et qui sont certainement passées entre des milliers de main avant les vôtres (Jusqu’au jour où vous allez les revendre en retirant votre argent de votre fond euros). Ces obligations sont très sûres et permettent un capital garanti pour votre épargne car il est très très rare qu’un pays important fasse défaut, c’est-à-dire ne respecte pas les engagements financiers qu’il a contracté. Dans le pire des cas, les banques centrales font tampon ce qu’on a pu voir avec certains pays lors de la crise de 2008. Pour compléter ces fonds euros et à petites doses, les assureurs peuvent ajouter des obligations d’entreprises (Même concept, un peu plus rémunérateur car un peu plus risqué) et également quelques fonds immobiliers. Nb : Les fonds euros sont à “effet cliquet” ce qui veut dire que non seulement votre capital est garanti mais la rémunération que vous allez toucher pour l’année qui vient de s’écouler est acquise et désormais garantie elle aussi. Les unités de compte Après les fonds euros, les unités de compte sont la 2ème grande famille de ce qui peut composer une assurance vie. Mais autant tous les fonds euros sont relativement similaires, autant c’est tout l’inverse pour les unités de compte. La différence entre une assurance vie performante ou non se situe ici ! Je ne peux pas passer en revue tout l’existant et surtout il est impossible de vous dire quoi sélectionner dans la liste des fonds disponibles. Ce qui est vrai à l’instant T ne le sera certainement pas dans 2 mois, c’est pourquoi il est important de “piloter” votre assurance vie. Voici 2 exemples : 1. Fond Axa Or & Matières Premières L’objectif de ce fond géré par le groupe AXA est de suivre la performance d’un indicateur existant sur les marchés financiers composé au 2/3 d’entreprises liées aux métaux précieux et 1/3 d’entreprises liées au pétrole, gaz et charbon (Pas très RSE mais c’est pour l’exemple). On comprend aisément que les personnes qui ont investi via leur assurance vie dans ce fond sur ces 6 derniers mois ont gagné de l’argent. En effet tout le monde a perçu la hausse du prix du pétrole et du gaz (Guerre en Ukraine), la tension sur les semi-conducteurs à cause des confinements à répétition en Chine et donc la hausse du lithium par

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4 solutions pour investir dans l’immobilier mais sans gestion

L’investissement locatif est depuis de nombreuses années, de nombreuses décennies, l’un des placements préférés des français. La raison est simple : investir dans la pierre est gage de solidité ! Pour la plupart, ce sont des actifs qui resteront malgré le temps qui passe, des actifs qui sont censés nous survivre à tous. Malgré ces avantages non négligeables, l’immobilier locatif a aussi tendance à effrayer beaucoup de monde pour plusieurs raisons, dont l’incertitude que la location procure. Pour tous ceux qui se reconnaissent dans ces phrases (mais aussi pour ceux qui veulent diversifier leur manière d’investir dans l’immobilier), voici 5 solutions pour placer votre argent dans la pierre sans AUCUNE gestion ! Ces 5 solutions ne se valent pas en terme de risque, de rendement potentiel ou encore de sécurisation de votre patrimoine. Elles peuvent par contre être complémentaires et s’intégrer dans une allocation d’actifs. C’est parti ! Passage en revue de ces 5 options 👇 SCPI – Société Civile de Placement Immobilier Les SCPI ont concentré une collecte de 7,4 milliards d’euros en 2021, en hausse de 22 % par rapport à l’année précédente. Cette somme conséquente vient essentiellement d’épargnants comme vous et moi à la recherche de placements différenciants pour placer leur épargne. A la fin 2021, on comptait 209 SCPI sur le marché mais attention, toutes ne se valent pas et il est important de savoir les distinguer. Vous pouvez consulter cet article si vous êtes intéressé pour connaître les critères importants à vérifier avant d’investir. Ce sont des sociétés de droit français dont la plus ancienne date de 1966 et qui ont l’objectif de collecter de l’épargne pour acheter des bâtiments. Chaque SCPI se spécialise dans un domaine et/ou un secteur (Bureaux, Santé, Logistique, France, Zone Euro,…). Vous pouvez donc acheter des parts d’une SCPI ce qui implique que vous achetez un petit morceau du parc immobilier de la SCPI. Si la SCPI détient 10 immeubles, vous détenez un petit bout de ces 10 immeubles. Détenir des parts de SCPI, c’est être actionnaire de la société qui détient les immeubles. Vous détenez alors des titres de propriété, ce qui rend ce placement totalement sérieux et sécurisé. Le prix d’une part peut ensuite évoluer à la hausse ou à la baisse en fonction de la valorisation totale du parc immobilier. Mais en contrepartie, vous détenez des petits bouts de bâtiments dans lesquels il y a des locataires, ce qui implique que vous recevrez au prorata une petite partie des loyers versés comme pour de l’immobilier classique. Chaque SCPI est gérée par une société de gestion qui s’occupe d’acheter les biens, de les louer, de faire les travaux, de s’occuper des litiges potentiels, de revendre,… Vous n’avez rien à faire. Pour ce travail, les gestionnaires prennent des frais qui vous assurent votre tranquillité et vous reversent les loyers net de tout, avec un rendement moyen de 4,45 % en 2021. Il ne vous reste qu’une chose à faire : déclarer ces revenus fonciers aux impôts au même titre que des revenus issus de l’immobilier physique. Nb : Ces placements ont des frais d’entrée de l’ordre de 10 à 12% ce qui en fait un placement long terme. Point qui a son importance, les frais vous sont défalqués à la revente si revente il y a et non à la souscription (contrairement au nom que ces frais portent). REIT – Real Estate Investment Trusts Les REIT sont des fonds cotés en bourse qui investissent dans l’immobilier (au contraire des SCPI qui ne sont pas cotées en bourse). Ce sont donc des sociétés qui investissent dans de l’immobilier partout dans le monde pour le mettre en location (Bureaux, Commerces, Santé et aussi Résidentiel). Si vous détenez un PEA (Plan d’Epargne Actions) et/ou un CTO (Compte Titre Ordinaire), vous pouvez acheter des actions de REIT. En devenant actionnaire, vous devenez “propriétaire” au prorata de votre investissement. Et donc au même titre que pour les SCPI, les locataires « vous payent des loyers » si vous détenez des actions. Pour les SCPI, les loyers vous sont reversés mensuellement ou trimestriellement par la société de gestion. Dans le cas des REIT, vous toucherez un dividende qui peut en fonction des sociétés aller du versement mensuel au versement annuel. Le principal avantage des REIT est aussi son principal inconvénient, ils sont cotés en bourse : Voici ci-dessous le cours de Gecina, l’un des principaux REIT français (Vous pouvez d’ailleurs aller faire un tour sur leur site internet pour découvrir leur parc immobilier et voir plus précisément ce qu’est un REIT). L’action est passée de 110 à 180 € en 2019 soit une hausse de 63 % en 1 an mais ensuite l’action a perdu 44 % en quelques semaines lors du krach Covid. Si on épluche les rapports de cette société, la société n’a pourtant pas perdu 44 % de ces revenus ou de ces locataires et son parc immobilier n’a pas perdu 44 % de sa valeur. Le prix d’une part de SCPI est donc beaucoup plus stable que le prix d’une action d’un REIT, ce qui a tendance à rassurer les investisseurs. Au niveau des dividendes (Reversement des loyers perçus), le dividende de Gecina s’élève à 4,9 %. Il n’est par ailleurs pas rare de voir des dividendes au-delà de 10 % pour les REIT ce qui en fait un investissement intéressant et parfois plus rentable que les SCPI. Nb : Investir sur des REIT peut se faire via des ETF, ce qui est une manière souvent plus facile de se lancer dans le domaine. Crowdfunding immobilier J’ai déjà évoqué l’investissement en crowdfunding immobilier dans cet article et surtout les moyens de distinguer un investissement pertinent dans ce domaine. Ici, il n’est pas question d’investir dans de l’immobilier pour toucher des loyers ou des dividendes via vos parts ou vos actions mais de prêter de l’argent à un promoteur pour la réalisation d’un projet immobilier. Ce placement est donc uniquement à vocation « fructification de capital” et non à vocation “toucher une rente ou

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Rendre votre épargne verte & éthique

Selon un sondage Ipsos réalisé en début d’année 2022, huit Français sur dix se disent « inquiets » vis-à-vis de l’environnement et du changement climatique. Mais dans le même temps, on peut lire ici que deux tiers des Français ignorent ce qu’est l’épargne responsable. Décarboner l’épargne des français ! Voici un des enjeux majeurs des prochaines décennies. Tous les spécialistes s’accordent à dire qu’il n’y aura pas de transition écologique réussie sans une réorientation de l’épargne. L’article ici a pour but de faire un constat de ce que les banques font de votre argent, et plus précisément de voir par les chiffres comment votre épargne pollue la planète. Face à ce constat, je souhaitais vous présenter les solutions qui s’offrent à vous pour sortir de cette spirale en répondant à une question : Quels sont vos leviers pour rendre votre épargne plus verte et éthique ? Nb : Je rappelle le distinguo entre produit d’épargne et solutions d’investissements 👇 Solutions d’investissements : Placements financiers et/ou immobiliers et/ou alternatifs permettant de placer son argent et de le faire fructifier à horizon moyen / long terme. Vous pouvez d’ailleurs retrouver les solutions pour investir socialement responsable dans cet article. Produits d’épargne : Placements financiers sur lesquels vous mettez votre épargne de précaution, c’est-à-dire l’argent mobilisable instantanément en cas de besoin (Comptes courants ou livrets classiques). C’est donc cette seconde catégorie qui nous intéresse dans l’article qui va suivre et plus particulièrement l’analyse et la comparaison des offres de banques éthiques, vertes. Voici les plus connues : Crédit coopératif, Green-Got, Helios, La Nef et OnlyOne. La Nef La Nef est une banque éthique créée en 1988 qui compte 70 000 clients. Voilà de quoi rassurer un peu ! Leur but est de financer uniquement des projets écologiques, sociaux ou culturels. Dans cette banque 2 options s’offrent à vous : C’est grâce à l’argent collecté sur ces livrets qu’il est possible de se faire financer des projets grâce à des prêts allant de 2 à 15 ans pour des montants allant de 5000 € à 75 000 € s’ils répondent des critères éthiques. Il n’y a pas de compte courant possible, ni de carte de crédit. L’avis Learn’Invest : Cette banque a fait ses preuves depuis plus de 30 ans et s’avère être une option relativement sûre et sécurisée. La Nef est exemplaire sur la transparence de l’utilisation des fonds, un rapport permet de connaître l’ensemble des projets financés chaque année. Il est dommage qu’il n’y ait pas de carte de paiement car si vous choisissez cette option, il vous sera nécessaire de jongler entre 2 banques (La Nef pour vos livrets d’épargne de précaution et une autre banque pour le compte courant lié à votre carte bancaire). Le Crédit Coopératif Le crédit coopératif se distingue en proposant une gamme de services proche d’une banque traditionnelle. Cela lui est rendu possible par le fait qu’il s’agisse d’un membre du réseau BPCE (Banque Populaire Caisse d’Epargne). Les clients se voient proposer de choisir quels types de financement peuvent être réalisés avec leurs fonds (Économie Sociale et Solidaire, agriculture durable, transition énergétique…). Par ailleurs, on peut noter un engagement de ne pas financer certaines activités (extraction fossile, nucléaire…). La gamme pour le client est assez large avec des produits qui peuvent être décliner en version solidaire ou non : L’établissement dispose d’une large gamme de prêts dont les prêts PREVair. Leur seul but est de financer des projets à but écologique (Financement réalisé avec l’argent collecté sur les livrets CODEVair). L’avis Learn’Invest : Le Crédit Coopératif est né en 1938 ce qui fait de cette banque une valeur sûre. La gamme de choix est totale et vous pourrez tout faire en étant client uniquement de cette banque (Moyens de paiements, Compte courant, Livrets). Elle représente une option simple pour gérer votre épargne de précaution et l’orienter vers des objectifs solidaires. Il est facile de voir le côté solidaire des intérêts des livrets mais il est par contre difficile d’assurer une traçabilité complète de l’utilisation des fonds de l’ensemble des produits proposés, notamment ceux communs avec le groupe BPCE. En effet, les sommes placés sur les livrets CODEVair financent des prêts PREVair mais quid de l’argent des autres livrets ? OnlyOne / Helios / Green-Got Helios, OnlyOne ou encore Green-Got sont des nouveaux acteurs dans le domaine bancaire qui ont respectivement lancé leurs offres en février 2021, avril 2021 et décembre 2021. La première chose à savoir avec ces fintechs, c’est qu’elles ne sont pas des banques à proprement parler mais des prestataires en services de paiement. Ce point est des plus important car elles ne peuvent garantir l’utilisation finale des fonds et doivent s’associer à des banques qui elles utilisent l’argent pour octroyer des crédits aux entreprises. De ce fait, Green-Got, Helios et OnlyOne ne sont pas seuls maîtres à bord pour garantir l’utilisation finale des fonds et il est difficile pour eux de le faire à 100%. Quelles sont alors leurs promesses ? OnlyOne propose un compte courant avec une carte de paiement internationale fabriquée à 85% en PVC recyclé puis promet de : 👉Reverser 10% de son chiffre d’affaires à Unitlife, un fonds qui lutte contre la malnutrition chronique. 👉 Reverser les revenus issus des transactions réalisées chez des commerçants à la société EcoTree, spécialisée dans la valorisation économique et écologique des forêts françaises et de leur biodiversité. 👉 Donner accès à une application “eco-coach” qui vous indique l’impact carbone de chacun de vos paiements. Helios propose aussi un compte courant, avec une carte de paiement internationale fabriquée en bois naturel de cerisier puis promet de : 👉 Utiliser l’argent présent sur votre compte uniquement pour des projets concrets de la transition écologique comme l’agriculture durable, la mobilité bas carbone, efficacité énergétique, énergies renouvelables, conservation écosystèmes et le traitement des déchets. 👉 Reverser les revenus issus des transactions à des projets liés à l’environnement. Dans le cas d’Helios, la 1ère promesse est selon eux possible car ils ont noué un partenariat particulier qui permet d’isoler

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Comment votre épargne pollue la planète ?

Si nous devions catégoriser votre argent en 2 grandes poches, nous pourrions les séparer de cette manière : 👉 L’épargne, c’est-à-dire l’argent disponible sur vos livrets en cas coup dur. 👉 L’argent investi, c’est-à-dire ce dont vous n’avez pas besoin à court/moyen terme et que vous faites travailler pour répondre à vos objectifs futurs. Dans le domaine de l’investissement, nous avons beaucoup d’outils et de données pour savoir comment nous voulons faire travailler notre argent. Si vous avez des objectifs écologiques et une volonté de ne pas confier votre argent à des sociétés polluantes, finançant des énergies fossiles, c’est aisément réalisable : 👉 Il est assez facile de comprendre où va l’argent que vous placez sur des actions Coca-Cola, 👉 Il est assez facile de comprendre où va l’argent que vous placez sur une assurance vie (le détail de fonds les composant sont disponibles pour tout le monde), 👉 Il est assez facile de comprendre où va l’argent que vous investissez dans des parts de SCPI (Est-ce pour financer des bâtiments éco-responsables ou non ? La politique d’investissement de ces sociétés étant transparente, la réponse est facile à trouver). Vous pourrez d’ailleurs trouver un article vous expliquant les différentes manières d’investir de manière solidaire et responsable sur Learn’Invest. A contrario, au sujet de votre épargne, est t’il facile de savoir ce que le Crédit Agricole, la Société Générale, la Banque Poste ou autres font de l’argent qui est sur votre livret A, votre LDD ou encore votre PEL ? La réponse est moins évidente. Peu importe où vous placez votre épargne, celui-ci n’est pas entreposé sur une petite étagère à votre nom en attendant que vous le récupériez. Il est tout simplement utilisé par la banque à qui vous le confiez. Certaines banques sont plus ou moins regardantes sur la façon d’utiliser VOTRE épargne. Alors la question est simple : l’argent que vous confiez à votre banquier sert t’il à financer des opérations participant au réchauffement climatique ? Contexte global du financement des énergies fossiles Le 12 décembre 2015, l’accord de Paris a été signé par l’Union Européenne et 191 Etats qui totalisent 95 % des émissions de la planète. Cet accord qui doit permettre d’avoir une réponse forte sur les effets du changement climatique a des objectifs clairs : a) Contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels… b) Renforcer les capacités d’adaptation aux effets néfastes des changements climatiques et en promouvoir la résilience à ces changements, et un développement à faible émission de gaz à effet de serre, d’une manière qui ne menace pas la production alimentaire. c) Rendre les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques. Dans cet article, c’est évidemment le point c) qui nous intéresse le plus car il contraint le système bancaire global à s’adapter à cet accord et en outre à réduire considérablement le financement d’entreprises développant les énergies fossiles. Cependant la réalité est tout autre et c’est ce que nous montre le graphique ci-dessus, qui nous apprend par quel biais les banques financent ces activités. On y voit que 51 % du financement bancaire des énergies fossiles de ces 6 dernières années a pris la forme de souscriptions d’obligations et d’actions, et non de prêts. Cela indique une forme d’échappatoire pour toute politique bancaire car leurs engagements ne sont que les prêts souscrits. Cette donnée est accessible dans la 13ème édition du très connu rapport “Banking on Climate Chaos” publié en mars 2022. Ce rapport rédigé par 6 associations a étudié la réalité des 60 plus grandes banques mondiales. On y apprend que : 👉 Ces banques ont contribué au financement du développement des énergies fossiles à hauteur de 4600 milliards de dollars entre 2016 et 2021, 👉 Malgré 2 années Covid (2020 et 2021), ces montants restent plus élevés qu’en 2016 après l’accord de Paris. 👉 Les banques américaines continuent d’être les plus gros financeurs en occupant les 4 premières places du classement (avec JPMorgan Chase largement en tête), 👉 Au niveau Français, la BNP Paribas se place dans le top 10 des banques finançant le plus les énergies fossiles. En effet, vous pouvez consulter ci-dessous le classement complet des 60 plus grandes banques mondiales avec les montants qu’elles consacrent année après année au financement des énergies fossiles : Les banques françaises financent elles aussi la pollution ? Dans ce classement, nous trouvons évidemment les 6 grands groupes bancaires français : Les groupes bancaires ont donc octroyé le financement de 350 milliards de dollars à des entreprises du secteur des énergies fossiles depuis l’accord de Paris, soit 7,6 % du financement total mondial. Ces 6 banques ont également accordé 131 milliards de dollars aux 100 entreprises qui développent le plus de nouveaux projets d’énergies fossiles depuis la COP21. Grâce à cet ensemble de performances, cela place la France au 3ème rang des pays à le plus soutenir le développement des énergies fossiles derrière les Etats-Unis et la Chine. La BNP Paribas étant même la banque ayant financé le plus de projets liés aux énergies fossiles en Arctique ces 6 dernières années. Budget alloué aux énergies fossiles vs budget total des banques Afin d’être totalement complet, il est nécessaire de comparer ces sommes à la taille des banques. En effet, une banque ayant un budget de financement de 10 000 milliards de dollars par an a forcément plus d’impact en termes de montant qu’une banque ayant 1000 milliards de dollars de budget. Pour faire simple, plus la banque est grosse, plus son impact est gigantesque. Mais en termes de proportion du budget total, est-elle sur la bonne voie ou non ? Pour découvrir le résultat, vous pouvez utiliser cet outil créé par le média indépendant Quartz. Par exemple, JPMorgan Chase qui comme nous l’avons vu plus haut est le plus gros contributeur en termes de montant a consacré 7 % du budget

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