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Nom de l’auteur/autrice :Aurélien Tardy

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Acheter des parts de SCPI moins cher grâce au mécanisme du démembrement

Pour investir dans l’immobilier sans s’imposer les contraintes des locataires et sans avoir à sortir des centaines de milliers d’euros, le mécanisme des SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) est certainement ce qu’il a de plus adapté et de plus sûr. Nous l’avons déjà évoqué précédemment dans d’autres articles et si vous souhaitez revoir les fondamentaux d’un tel placement, je vous laisse relire ces lignes qui vous permettront de tout comprendre. Investir dans des parts de SCPI peut se faire de 3 manières : 👉 En cash si vous disposez d’une somme à investir, 👉 A crédit, en utilisant l’effet de levier bancaire (Sujet traité dans cet article avec un cas concret très précis), 👉 En cash, en achetant les parts en démembrement. C’est ce sujet particulièrement que nous allons traiter. Très concrètement cela veut dire que vous achetez uniquement la nue-propriété de parts de SCPI, l’usufruit ne vous appartenant pas. A terme, la pleine propriété sera reconstituée au bout de quelques années (durée fixée à l’avance) pour que vous en ayez la jouissance complète. Alors comment cela fonctionne t’il ? Quels sont les avantages et les inconvénients ? Pourquoi réaliser un tel montage ? Bénéficier d’une décote Acheter des parts de SCPI en démembrement vous permet de les payer avec une décote. Vous devenez donc le nu-propriétaire de vos parts, ce qui implique qu’en contrepartie vous renoncez à percevoir les revenus liés aux loyers pendant la durée du démembrement car vous n’êtes pas l’usufruitier. Cette durée de démembrement varie selon votre choix de départ et en fonction, le pourcentage de décote est variable et différent pour chaque SCPI. Le gestionnaire de celle que vous aurez choisie va vous communiquer un tableau ressemblant à celui ci-dessous. Exemple : Vous achetez 100 parts valant 200 € chacune démembrées 10 ans. Dans le tableau ci-dessous, la valeur de la nue-propriété à 10 ans étant de 68%, vous ne paierez donc que 68% du prix normal.  👉 (100 parts x 200 €) x 68 % = 13 600 € (Au lieu de 20 000 €, soit une décote de 6 400 €). Maîtriser ses revenus et son impôt Acheter des parts de SCPI démembrée, c’est renoncer à percevoir les loyers pendant une durée définie. De ce fait, vous n’avez pas à payer d’impôt ! Utiliser le démembrement est très utile dans le cas où vous avez un objectif précis en tête comme par exemple la retraite. Exemple : M. Dupond doit partir en retraite dans 10 ans. Il achète alors des parts de SCPI démembrées car il n’a pas besoin d’un complément de revenu immédiat. Cependant il profite d’une décote sur ses parts. Lorsque qu’il partira en retraite et que ses revenus baisseront, il bénéficiera du complément de revenus liés aux SCPI. Il fait ainsi coïncider sa baisse de salaire et donc d’impôt avec l’apparition d’un nouveau revenu imposable. Ses revenus sont donc maîtrisés pour rester au niveau de son besoin et son impôt reste constant dans le temps ! De plus, pendant les 10 ans où ses parts étaient démembrées, celles-ci auront certainement profité du temps qui passe pour se revaloriser à la hausse (environ 1 % par an ces 10 dernières années). L’exemple cité ci-dessus parle de la retraite mais nous pourrions imaginer la même chose pour quelqu’un ayant un objectif de quitter un CDI à un horizon précis ou un besoin de hausse de revenus à une date précise (étude supérieure des enfants par exemple). Bon à savoir : La reconstitution de la pleine propriété au terme de la période de démembrement va engendrer un accroissement de la valeur des parts. Celui-ci est totalement exonéré d’impôts. Cas concret d’achat de parts de SCPI démembrées La question que l’on est en droit de se poser est la suivante… Est ce plus intéressant ? : 👉 De payer ses parts avec une décote en se passant des loyers X années, 👉 Ou de payer le plein tarif, récolter les loyers et payer les impôts qui vont avec. Mr et Mme Dupond ont 40 ans, leur tranche marginale d’imposition est de 11 % et leurs enfants attaqueront leurs études supérieures dans respectivement 6 et 8 ans, ce qui les inquiète car ce n’est pas forcément quelque chose qu’ils ont anticipé. Ce couple a cependant 150 000 € en banque sur divers comptes dont ils n’ont jamais vraiment pris le temps de s’occuper. Un conseiller leur a parlé des SCPI mais ils se questionnent encore sur la méthode d’achat, c’est-à-dire soit en pleine propriété, soit via un démembrement de 5 ans pour coller avec le début des études supérieures de leur premier enfant qui débutera l’année suivante. Option 1 : Achat de 150 000 € de parts de SCPI en pleine propriété (75 000 € en SCPI française et 75 000 € en SCPI zone Euro hors France). Pour faire simple, nous définissons qu’une part vaut 200 € et que le rendement moyen de ces parts est de 5%, ce qui est cohérent par rapport à la moyenne nationale ces 10 dernières années. De plus, nous ne prendrons pas en compte de revalorisation des parts dans ce calcul par souci de simplification (Dans la réalité, si votre part vaut 200 € en année X, l’historique montre qu’elle vaudra environ 200 € +1% environ l’année suivante etc etc). Ce couple peut donc s’offrir 750 parts de cette SCPI avec leurs 150 000 € (150 000 € divisé par 200 € la part). Année 1 : Avec un rendement moyen de 5%, ces parts vont leur rapporter 7500 € la première année. Ces 7500 € sont imposables à 11% soit 825 € d’impôts. Ensuite, la part des revenus issus des SCPI françaises (La moitié de 7500 €) est soumise aux prélèvements sociaux de 17,2 %. Cela représente un impôt supplémentaire de 645 €. => Leur revenu net est donc de 7500 – 825 – 645 = 6030 € Année 2 : Leur capital est passé à 156030 € car ils ont réinvestis les sommes gagnées

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Le match Macron / Le Pen d’un point de vue de l’investisseur

Dimanche dernier, le 1er tour des élections présidentielles a placé Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour qui aura lieu dans tout juste une semaine. Learn’Invest n’est absolument pas un blog politique et loin de moi l’idée de vous dire ce qui est bon pour la France ou pour qui voter. Il me semble cependant opportun et utile de comparer le programme des 2 finalistes d’un point de vue de l’investisseur et des finances et uniquement de ces points de vue ! Je vais donc à travers cet article comparer en toute impartialité les propositions politiques des 2 candidats sur des sujets comme l’économie, l’imposition, l’immobilier ou encore les droits de succession. Impôt sur la fortune La grande réforme fiscale du quinquennat d’Emmanuel Macron qui fait d’ailleurs tant débat est la suppression de l’ISF (Impôt de Solidarité sur la fortune). Cette réforme est censée donner l’envie aux personnes les plus fortunées de rester en France et de continuer à y investir. De ce fait, l’économie globale pourrait en profiter. En parallèle, le gouvernement Macron a créé l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) qui concerne tous les Français qui ont un patrimoine immobilier net de plus de 1,3 million d’euros (résidence principale incluse avec un abattement de 30 %). Cette volonté et ce choix est contesté par l’opposition et si M. Macron souhaite conserver ses réformes, Marine Le Pen souhaite faire exactement l’inverse. Son souhait est de taxer les personnes ayant un gros capital financier en créant un IFF (Impôt sur la Fortune Financière) qui incluerait le capital financier (comme dans l’ancien ISF) et le patrimoine immobilier hors résidence principale. Son objectif est de privilégier “l’enracinement” des Français en France et taxer “la spéculation”. Impôt sur le revenu Le président Macron l’a répété plusieurs fois ces derniers mois : “Nous ne toucherons pas à l’impôt sur le revenu pour compenser la dette liée à la pandémie”. Lors de son quinquennat, Emmanuel Macron a abaissé la pression fiscale sur les français en réduisant la deuxième tranche du barème progressif, passée de 14 à 11 %. Il n’a pas prévu d’en faire plus au sujet de l’impôt sur le revenu en cas de réélection sauf pour les couples en concubinage qui pourrait à priori bénéficier de la déclaration d’impôt commune comme les couples mariés ou pacsés (ce qui baisserait donc leurs impôts). Il promet également une baisse de charges pour la population des indépendants qui conduira à une hausse de revenu de 550 euros lorsque l’on gagne l’équivalent du SMIC. En cas d’élection dimanche prochain, Marine Le Pen a quant à elle promis d’exonérer d’impôt sur le revenu tous les jeunes de moins de 30 ans. Son objectif est de donner envie à cette génération de rester en France après leurs études et qu’ils s’y installent durablement. Autres impôts La suppression de la taxe d’habitation (réforme dont la mise en œuvre sera totalement finie en 2023) a été LA réforme de ces 5 dernières années. Il semblerait que la suppression de la taxe audiovisuelle de 138 € payée en même temps que la taxe foncière sera celle du quinquennat à venir car Emmanuel Macron et Marine Le Pen l’ont tous les 2 inscrit dans leur programme. Impôts des sociétés Au niveau des entreprises, on peut noter que les 2 candidats promettent de gros efforts sur l’impôt liés aux entreprises. Emmanuel Macron envisage une baisse des impôts de production qui pèse sur les entreprises générant plus de 500 000 € de CA par an en supprimant la CVAE (Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) pour un coût de 7 milliards d’euros pour l’Etat. Marine Le Pen promet quant à elle 3 baisses d’impôts pour un coût de 10 milliards d’euros pour l’Etat. 👉 Premièrement, elle souhaite comme son adversaire baisser les impôts de production des entreprises. Cependant Mme Le Pen veut s’attaquant à la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) que tout entrepreneur petit ou gros doit payer et à une partie de la C3S (Contribution Sociale de Solidarité des Sociétés) qui est redevable par les entreprises ayant un CA de plus de 19 millions d’euros. 👉 Deuxièmement, elle souhaite que les entreprises créées par des jeunes de moins de 30 ans soient exonérées d’impôts pendant 5 ans. 👉 Troisièmement, elle envisage de supprimer les impôts sur les transmissions d’entreprises familiales. Salaires La crise des gilets jaunes qui a marqué la première partie du quinquennat de M. Macron a poussé le gouvernement a créer la fameuse prime Macron. Elle concerne les salariés qui peuvent se voir remettre par leurs employeurs une prime pouvant aller jusqu’à 1000 € non imposable et défiscalisée de charges patronales. Emmanuel Macron souhaite la renforcer pour arriver à un montant qui pourrait aller de 3000 à 6000 € sans impôts ni cotisations. Par ailleurs, il souhaite que les entreprises qui versent des dividendes aient l’obligation de partager les bénéfices avec les salariés via le versement de cette fameuse « prime Macron » ou via une prime d’intéressement ou de participation. Marine Le Pen ne touchera certainement pas à cette prime qui symbolise son adversaire mais de son côté elle souhaite inciter les entreprises à réévaluer les salaires en permettant une hausse de 10 % qui serait exonérée de charges patronales. Autres points liés au pouvoir d’achat Il n’y a rien d’autre à noter dans le programme du président sortant, ce qui n’est pas le cas dans celui de Marine Le Pen. En effet, elle souhaite baisser la TVA de 20 % à 5,5 % sur les produits énergétiques (essence, fioul, électricité et gaz). Elle promet également de supprimer les hausses des taxes sur les carburants décidées en 2015 et 2018 qui avaient conduit à la crise des gilets jaunes. Elle propose également d’instaurer une TVA à 0 % pour un panier de 100 produits de première nécessité. Enfin sa dernière mesure serait de renationaliser les autoroutes, ce qui selon ses calculs permettrait d’abaisser le coût des péages de 15 %. Droit de succession A ce jour, la loi permet

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Guerre en Ukraine + Inflation record = Panique ! Faut-il vendre vos investissement ?

Il suffit d’allumer 5 minutes sa télévision, regarder les news sur son téléphone ou ouvrir n’importe quel journal pour se rendre compte que la situation mondiale globale n’est pas géniale. Le but de cet article est de passer en revue ce qu’il se passe et comment selon moi, un investisseur classique doit se comporter face à ce qu’il se passe et ce qu’il va se passer. Après 2 ans de Covid-19 (Est ce vraiment fini ?) où les marchés financiers se sont finalement comportés de manière exceptionnelle, nous connaissons depuis quelques semaines une forte tension sur tous les actifs financiers pour 3 raisons majeures : Sur le graphique ci-dessous, on se rend compte que le CAC 40, qui a touché un plus haut historique début janvier, a ensuite perdu jusqu’à -22 % de sa valeur début mars (suite aux menaces nucléaires de Vladimir Poutine). Depuis, les marchés ont un peu rebondi et se situent aux environ de -14 % au moment d’écrire ces lignes par rapport au plus haut du début de l’année. Quoi qu’il arrive, une volatilité importante va faire partie du paysage ces prochains mois / années. La guerre en Ukraine Le 24 février dernier, Vladimir Poutine a choqué le monde et surtout l’Europe en annonçant l’invasion de l’Ukraine. Le premier point important à souligner se situe au niveau des courbes. En effet, le 24 février, la baisse des marchés financiers avait commencé et ce n’est pas cet événement qui a fait dévisser les bourses. Cette annonce a enfoncé un clou qui a commencé à être planté il y a plusieurs mois. Les menaces qui ont suivi, notamment nucléaires, ont provoqué des journées noires mais compensées rapidement ensuite. Nul ne sait dans quelle direction va aller cette guerre mais une chose est sûre, les choses peuvent encore être bien pires ! Avons nous vu le pire ? Ou est-ce le début de quelque chose de plus grand ? Je ne suis pas sûr que beaucoup de monde ait des informations fiables sur ce sujet. La seule chose que nous pouvons faire est de regarder l’histoire ! Le graphique ci-dessous représente les cours de la bourse lors de la seconde guerre mondiale qui est déclenchée en 1939 avec un cours de bourse au niveau 40 points (Les unités de ce graphique ont été reconstituées en base 100 pour une meilleure lecture). Le point bas des marchés est touché au début 1942 aux environs de 25 points juste après l’attaque de Pearl Harbor. Et suite à cet événement et l’entrée en guerre des américains, les cours de bourse ne se sont plus arrêtés de monter jusqu’à la fin de la guerre (50 points lors de l’armistice). La bourse était donc plus haute à la fin de la guerre qu’au début ! Pourquoi ? Car les marchés financiers fonctionnent toujours par anticipation. A l’annonce de mauvaises nouvelles, ils ont tendance à s’effondrer mais dès lors que des bonnes nouvelles arrivent et que des perspectives existent, ils remontent par anticipation. Lors de la seconde guerre mondiale, l’entrée en guerre des américains a suffi aux marchés financiers pour estimer qu’il était peut-être possible de se sortir de cette situation et donc à remonter. Nb : En 2020 après le krach Covid, le plus bas de marché touché par le CAC 40 a été le 16 mars. C’est aussi la date d’annonce du premier confinement. Cette annonce a rassuré les marchés financiers quant à la possibilité de “s’en sortir”. Sur le tableau ci-dessous, on peut également observer les réactions des marchés financiers lors de grosses crises mondiales. Quelques exemples : Aussi dramatique soit-il, l’événement qui nous concerne en ce moment a seulement engendré un -15% sur le CAC 40 entre l’annonce de l’invasion et le plus bas qui a eu lieu le 7 mars. En terme de conséquences et dans l’état actuel des choses (Ukraine vs Russie et l’OTAN + la Chine qui n’interviennent pas militairement), il ne devrait pas y avoir de conséquences majeures à long terme sur les marchés financiers. Si cela venait à changer et à se transformer en guerre généralisée qui serait certainement nucléaire, nous aurions certainement tous d’autres problèmes que de savoir où placer notre argent ! L’inflation et la hausse des taux Parce que certains graphiques sont plus parlant que de long discours, voici ci-dessous l’inflation américaine à gauche (7,9% en février 2022) et l’inflation européenne (5,8% en février 2022) à droite. Ces taux là n’ont tout simplement pas été atteint depuis de nombreuses décennies et s’ils l’ont été, le contexte était bien différent ! (les fameuses 30 glorieuses). Dans cet article expliquant l’impact des banques centrales sur l’inflation, nous avons vu que les 2 seuls moyens de la maîtriser en cas de dérive sont : 1. La réduction d’achat de la dette des états (la fameuse “planche à billets”) commencée après la crise de 2008 pour relancer l’économie et fortement accentuée lors des 2 dernières années pour soutenir l’économie lors de la crise Covid. 2. La hausse des taux directeurs. Parce qu’actionner l’un ou l’autre de ces 2 leviers provoque inévitablement une baisse du soutien de l’économie, les banques centrales ont été plus que frileuses à s’engager dans cette démarche. La BCE (Banque Centrale Européenne) a annoncé lors de sa dernière réunion du 10 mars 2022 une baisse progressive de ses rachats d’actifs mais se refuse toujours à augmenter ses taux directeurs. La FED quant à elle, vient de se résoudre à augmenter ses taux directeurs de 0,25 points lors de sa réunion du 16 mars 2022. En effet, après la baisse progressive de ses rachats d’actifs depuis de nombreux mois, les hausse de taux arrivent enfin et devraient être nombreuses cette année. Mais pourquoi ces banques centrales sont-elles si frileuses à actionner leurs leviers ? Tout simplement car l’économie a besoin de leur soutien ! Sans celui-ci, la croissance des pays et de l’économie baissera mécaniquement. Les fameux plans de relance, le fameux “quoi qu’il en coûte » ont nécessité des centaines de milliards d’euros que

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Est-ce intéressant d’avoir un PEL en 2022 ?

Dans l’univers des produits bancaires, le placement préféré des français est le livret A. Celui-ci est sans contraintes et la plupart des gens ont tendance à se tourner vers ce livret pour leur épargne de précaution, ce qui n’est pas un mauvais choix en soit. Aujourd’hui, plus de 80 % de la population en possède un. En potentiel second livret bancaire et parce que livret A possède un plafond de 22 950 €, ouvrir un Plan d’Epargne Logement était logique et évident il y a encore quelques années. C’est un compte facile d’accès, réglementé, où le capital est garanti et qui vous octroie des avantages lors de la souscription d’un crédit immobilier. Parfait sur le papier ! D’après des statistiques récentes, 20 % des français en possèdent un pour une épargne totale de 282 milliards d’euros. La question est simple ! Avez-vous un quelconque intérêt à faire comme ces 14 millions de français et souscrire un PEL en 2022 ? Et si vous faites partie de cette partie de la population, avez-vous un intérêt à le conserver ? Pourquoi un PEL ? Le PEL a vu le jour en 1969 après 4 ans de travail avec une vocation : faciliter l’accès au logement des Français au moment où les premières générations du baby-boom accédaient à la vie professionnelle. L’objectif était de donner l’accès à un placement réglementé et rémunéré, et qui apporterait la possibilité aux ménages de souscrire un crédit immobilier à un taux fixé par l’Etat. Prendre date avec l’ouverture d’un PEL, c’était donc se fixer sans conditions une rémunération sur un livret et se donner la possibilité de se faire financer une somme à un taux défini lors de la date d’ouverture du contrat, peu importe ce qui se passerait après. Si vous possédez un PEL datant de fin 1985, vous avez un placement qui rapporte 4,75 % brut et ce avec 0 risque. Pas besoin d’aller plus loin dans la réflexion, conservez le ! Un taux comme celui-ci sans risque est introuvable aujourd’hui. Par contre, si vous voulez l’utiliser pour financer un crédit immobilier, votre taux sera de 6,45 %. Pas spécialement intéressant !!! A l’époque, cela pouvait l’être car les taux pratiqués par les banques pour l’accès à l’immobilier étaient bien plus élevés qu’aujourd’hui. Regardez le graphe ci-dessous : 9 % au début des années 1990 alors que le PEL vous permettait d’obtenir un crédit à 6,32 % à la même époque. L’intérêt du PEL était donc double et l’est encore : Devez-vous conserver votre PEL ? Il n’y a pas de réponse générale et commune à cette question ! Mais il y a plusieurs questions essentielles que vous devez vous poser : De quand date votre PEL ? En regardant le tableau ci-dessus, cela vous donnera le rendement brut fixe qui est le vôtre. Comparer ce rendement avec des produits similaires (fonds euros d’assurance-vie par exemple), cela pourra vous aider à prendre une décision. Ai-je besoin d’effectuer un crédit immobilier prochainement et si oui mon PEL est t’il nécessaire pour m’aider à y parvenir ? En fonction de la date d’ouverture de votre plan, vous aurez le droit à un prêt à un montant à taux fixe (voir tableau ci-dessus). Est ce que ce taux est aujourd’hui intéressant par rapport à ce que propose la banque pour un prêt classique ? Pour rappel, voici ci-dessous les taux moyens pratiqués par les banques à l’heure actuelle. Il est évident que les taux fixes de l’Etat via votre PEL ne sont aujourd’hui plus intéressants. Cependant, personne n’a de boule de cristal et rien ne dit que les taux bancaires ne seront pas à 5 % dans 10 ans. Et donc, la tendance sera peut-être inversée grâce à votre taux fixé dans le temps. En conclusion, si vous avez un vieux PEL antérieur à 2015 avec un taux fixe brut de 2,5 %, cela peut faire sens de le conserver pour votre épargne de précaution à court terme. Sinon les fonds euros d’assurance vie seront plus performants. Enfin conserver un PEL pour obtenir un crédit immobilier ne fait plus vraiment sens, les taux étant bien trop élevés par rapport à ce que les banques pratiquent désormais. Nb : Si vous possédez un PEL ancien avec un taux à 2,5 % ou même 3 %, cela ne veut pas pour autant dire qu’il est intéressant qu’il soit plein car beaucoup d’autres placements peuvent être plus intéressant pour des horizons moyen / long terme. S’il est plein, trop tard ! Faire un retrait entraînera la clôture de votre PEL. Il vous faudra alors arbitrer et prendre une décision. A savoir, laisser une somme conséquente sur un placement à 2,5 / 3 % alors qu’il y a mieux à faire ? Ou faire le retrait, ce qui vous obligera à perdre ce bel avantage pour votre épargne à court terme. Devez-vous ouvrir un PEL en 2022 ? Aujourd’hui, le rendement du PEL est à 1 % brut (avant fiscalité) alors que le rendement du livret A est à 1 % net d’impôts. N’importe quel fonds euros digne de ce nom est également plus performant que cela. Si vous cherchez à placer votre épargne, la réponse est simple : NON Si votre but est d’accéder à un crédit immobilier, la réponse est également NON. Le PEL vous donne droit à un crédit d’un montant prédéfini à 2,2 %. N’importe quelle banque vous proposera mieux et ce même sur 25 ans. Donc pour être clair, s’il s’agit de conserver de l’épargne de précaution court terme et se constituer de l’épargne pour un apport par exemple, votre argent sera tout aussi bien sur votre livret A. Autant nous pouvons discuter de l’intérêt de conserver votre PEL existant en fonction de vos objectifs et de sa date d’ouverture, autant il n’y absolument aucun intérêt à en ouvrir pour qui que ce soit en 2022 ! Les règles du PEL Le but de mon article n’est pas de détailler chacune des règles du PEL qui

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Comprendre l’influence des banques centrales sur nos finances

Si vous avez acheté de l’immobilier récemment, vous vous êtes rendu compte que les taux d’intérêts sont très faibles : proche de 1% si vous empruntez sur 25 ans et souvent moins de 1% si vous empruntez sur 20 ans. Si vous n’avez pas acheté d’immobilier récemment, vous l’avez surement également entendu à la télé, à la radio, ou lu sur les journaux. Bref tout le monde en parle depuis des années : les conditions de crédit actuelles sont exceptionnelles. Si vous avez un crédit immobilier assez ancien à un taux “élevé” (au-dessus de 2%), c’est encore temps de prendre rendez-vous dans votre banque pour le renégocier mais ne tardez plus ! Il est urgent de prendre ce rendez-vous ! Alors pourquoi est-ce urgent ? A cause de l’inflation ! L’inflation qui frappe l’économie de tous les pays depuis plusieurs mois va obliger les banques centrales à remonter les taux, c’est d’ores-et-déjà annoncé et donc inéluctable. Nous allons de ce fait décortiquer dans cet article quel est le rapport entre l’inflation, les banques centrales et vos taux d’emprunts immobiliers et même de prêts à la consommation. Les taux directeurs Ils sont au nombre de 3 et correspondent aux taux d’intérêts fixés par les banques centrales dans le cadre de leur politique monétaire, L’objectif d’une banque centrale est de réguler l’activité économique et donc de maîtriser l’inflation. Le taux de refinancement est le taux d’intérêt auquel les banques commerciales se refinancent auprès des banques centrales (c’est-à-dire le taux auquel elles empruntent de l’argent pour vous le prêter ensuite). C’est ce taux qui a le plus d’impact sur l’économie. Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessus, ce taux était de 0% depuis 2016, ce qui a bien changé depuis mi-2022 ! En faisant un résumé rapide, on peut dire que nos banques commerciales empruntent de l’argent à taux 0 pour nous le prêter ensuite avec leur marge, c’est donc ce qui explique nos taux très bas de ces dernières années. Le taux de prêt marginal est le taux d’intérêt auquel les banques commerciales empruntent aux banques centrales pour de très courtes durées (quelques heures à quelques jours maximum). Ce taux est évidemment plus élevé que le taux de refinancement. Le taux de rémunération des dépôts est le taux d’intérêts auquel sont rémunérées les banques commerciales lorsqu’elles déposent de l’argent dans les banques centrales. C’est le livret A de la banque commerciale. Plus ce taux est bas, plus cela incite les banques commerciales à garder leurs liquidités et donc à l’injecter dans l’économie via le mécanisme du prêt aux entreprises et aux particuliers. Concrètement : Ces taux ont donc un très grand pouvoir sur l’économie car ils influent directement sur le taux de vos crédits immobilier et consommation, sur le taux auquel les entreprises peuvent emprunter pour financer de nouvelles usines et/ou équipements etc etc… Pourquoi ces taux bougent ? Quel intérêt ? La mission première d’une banque centrale est de maîtriser l’inflation (voir même de réguler le chômage pour la banque centrale américaine). L’inflation doit être sous contrôle pour une seule raison : prix stable = économie stable ! Si vous ne saviez pas le montant de votre loyer d’un mois sur l’autre ou si le montant de votre plein d’essence pouvait varier du simple au double d’une semaine à l’autre, cela poserait un problème dans la gestion de vos finances. C’est le même principe pour les entreprises qui, si elles ne sont pas capables de connaître le montant de leurs charges fixes, ne pourraient pas investir, recruter,… Même principe pour l’Etat qui ne pourrait pas définir son budget et ferait donc varier les taxes (TVA, impôts sur le revenu,…) du jour au lendemain. Bref en matière d’économie, la stabilité est essentielle ! On dit qu’une inflation de 2% est synonyme d’économie saine, synonyme de croissance. Relation taux / inflation Une baisse des taux, c’est :  👉 Emprunt moins cher pour les banques, 👉 Emprunt moins cher pour les particuliers et les entreprises, 👉 Plus de prêts réalisés, 👉 Plus d’investissements, 👉 Moins d’épargne dormante, 👉 Plus de développement économique, 👉 Moins de chômage, 👉 Plus de pouvoir d’achat, 👉 Plus de demande,  👉 Augmentation des prix (hausse de l’inflation) Une hausse des taux :  👉 Emprunt plus cher pour les banques 👉 Emprunt plus cher pour les particuliers et les entreprises 👉 Moins de prêts réalisés 👉 Moins d’investissements 👉 Plus d’épargne dormante 👉 Moins de développement économique 👉 Plus de chômage 👉 Moins de pouvoir d’achat 👉 Moins de demande  👉 Baisse des prix (baisse de l’inflation) Evidemment ce mécanisme ne se met pas en place en un claquement de doigt mais cela résume le pouvoir de pénétration qu’a la fluctuation des taux dans l’économie réelle. Nb : Si on regarde la situation actuelle, les banques centrales sont frileuses à augmenter les taux. Pourquoi alors que l’inflation est très haute ? (plus de 5% en Europe et plus de 7% aux Etats-Unis). Car l’économie se porte à merveille, les entreprises se portent à merveille et mécaniquement augmenter les taux fera baisser l’inflation mais fera aussi baisser le développement économique. Le point d’équilibre n’est donc pas évident à trouver ! Le taux d’inflation à un instant T n’est pas le seul critère à influer les décisions des banques centrales. C’est ce qui se passe à l’heure actuelle : la conviction est que cette inflation est ponctuelle et liée à la forte reprise économique post confinements. Ce constat ne sort pas du chapeau et de nombreux critères économiques le font penser. Donc pour la banque centrale, réagir face à cette inflation : OUI car c’est son objectif principal mais surtout ne pas surréagir car cela pourrait être destructeur de croissance économique. A chaque crise majeure de ces 20 dernières années, les banques centrales ont réagi en abaissant violemment les taux. Objectif : relancer l’économie. Lien avec les marchés financiers et immobiliers Obligations : Si les taux augmentent alors les nouvelles obligations émises se feront avec un taux plus élevé (meilleur rendement). Cela va inciter les investisseurs à vendre leurs anciennes obligations qui sont moins rémunératrices,

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Comment investir dans l’or ?

Investir dans l’or ! Oui ? Non ? Et surtout pourquoi ? Nous avons tous déjà entendu parler de l’or comme étant une valeur refuge. En effet, l’histoire montre que face à une crise économique, financière ou même sanitaire, le cours de l’or a souvent tendance à se comporter à l’inverse du cours des marchés boursiers. Pour résumer, quand tout s’effondre, l’or résiste ! C’est ce qui explique la notion de valeur refuge. Entre janvier et août 2020, au plus fort de la crise Covid, le cours de l’or a augmenté de 20%. Entre juillet 2008 et août 2012, en pleine crise des subprimes, le cours de l’or a augmenté de 100%. A contrario, le cours de l’or a plus ou moins stagné en 2021 alors que toutes les bourses mondiales ont connu des +20/30%. Face à ces constats, détenir de l’or dans son allocation d’actifs peut donc s’avérer intéressant. Quelles sont les options ? Acheter de l’or physique Acheter un lingot ou un lingotin d’or La première solution pour acheter de l’or est d’aller dans un magasin ou de commander sur un site internet spécialisé. Pas d’inquiétude de ce côté là, la livraison est sécurisée, garantie et discrète. Le produit phare et le plus “accessible” est l’once d’or, c’est-à-dire un lingotin de 31,104 grammes. L’once est la référence dans le domaine de l’or, ce qui veut dire que si vous tapez sur google “cours de l’or”, vous trouverez la variation du prix d’une once d’or. A titre indicatif, voici la courbe du cours d’une once d’or depuis 1970 exprimé en dollars ! Acheter ce produit vous apportera le bénéfice de trouver le prix de ce que vous possédez en un clic. Mais il existe des lingots de toutes tailles (1kg, 500g, 250g, 100g, 50g, 20g, 10g, 5g, 1g) dont le prix est proportionnellement identique à celui d’une once. Avant d’acheter de l’or physique, il y a plusieurs précautions à prendre : 👉 Frais d’achat : Si vous allez faire un tour sur un site internet sérieux proposant la vente de lingots d’or, un prix en euros va vous être proposé. Si vous confrontez ce prix, au cours de l’or le jour même vous pourrez remarquer une différence de prix de 70/80 euros. Ce sont les différents frais d’intermédiation : à prendre en compte ! (Nb : il n’y a pas de TVA lors de l’achat de métaux précieux) 👉 Taxe à la revente (Parce qu’évidemment il y a une taxe) : 2 options s’offrent à vous ; 1️⃣ Taxe forfaitaire sur le montant de la vente de 11% 2️⃣ Taxe sur le seul montant de la plus-value de 36,2% avec un abattement au fur et à mesure des années de détention (Ne restera que les 17,2% de prélèvements sociaux au bout de 22 ans). Evidemment dans ce cas, il faut pouvoir justifier de l’achat avec une facture. 👉 Le stockage : stocker de l’or sous son matelas n’est pas forcément conseillé et détenir un petit coffre à la banque peut vous coûter entre 90 et 120 euros par an. Acheter de l’or physique peut donc être intéressant mais tous ces frais sont à prendre en compte dans votre stratégie. Évidemment l’or ne rapporte aucun rendement, le seul bénéfice sera dans la potentielle plus-value à la revente. Acheter des pièces d’or Les pièces d’or ont leur cours spécifique. Certes le cours de l’or a une influence sur leur prix mais viennent s’ajouter des critères comme la rareté, la spéculation autour de cette pièce, l’ancienneté,… La fiscalité à la revente est identique mais les frais à l’achat peuvent être bien plus importants que sur un lingot ou un lingotin. Ce type d’achat est donc très spécifique et nécessite une maîtrise importante du sujet. Par exemple : 👉 1 pièce American Eagle ¼ once d’or : environ 15% de frais, 👉 10 francs Napoléon : environ 18% de frais. Quand les frais sur un lingotin sont plus proche des 4%… Acheter de l’or papier En bourse Investir dans l’or peut également se faire à travers un ETF ou des actions via votre compte boursier. Dans le domaine de l’or, il y a 2 options : 👉 ETF composé de sociétés d’entreprises aurifères (Mines d’or et entreprise d’explorations), Exemple : ETF iShares Gold Producers (ISIN : IE00B6R52036) Dans ce cas, l’ETF est composé d’entreprises dont le quotidien est lié à l’or. Donc libre à vous de soit acheter un ETF, par exemple celui cité ci-dessus ou bien de faire votre liste de courses parmi certaines sociétés que contient l’ETF. Cela peut vous donner des idées d’investissement plus précises et plus ciblées dans ce secteur. 👉 ETF qui investit dans des contrats à terme sur l’or avec l’objectif de répliquer tout fidèlement le cours de l’or. Exemple : ETF Amundi Physical Gold (ISIN : FR0013416716) Ils répondent à des objectifs différents mais dans les 2 cas, cela se fera par l’intermédiaire d’un CTO et non d’un PEA. En assurance-vie De la même manière, vous pouvez acheter des unités de compte (UC) liées à l’or dans votre contrat d’assurance vie si celui-ci en propose. Vous pourrez dans certains contrats trouver des fonds liés 100% au métal jaune mais bien souvent ce sera des UC répliquant les métaux précieux et/ou les matières premières dans leur globalité et non uniquement l’or. Pour l’exemple, prenons le contrat Boursorama Vie où vous pourrez trouver le fond AXA “Or et Matières Premières C (FR0010011171)” En regardant les documents de ce fond, on peut lire : “L’indice composite, composé à hauteur précisément de : 66,67% de l’indice FTSE World Precious Metals and Mining Total Return Gross et 33,33% de l’indice FTSE World Oil, Gas and Coal Total Return Gross” Donc attention, le mot “or” est écrit dans le titre mais l’investissement que vous réalisez est en réalité sur une globalité de sociétés dont le rôle est lié aux matières premières. Acheter de l’or en crypto Pour les férus de crypto-monnaies, il en existe une très connue dont le rôle est

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Défiscaliser grâce au Plan d’Épargne Retraite

Si nous demandions aux français de citer pour eux le produit d’investissement qu’ils trouvent le plus nébuleux, nul doute que le plan d’épargne retraite serait à minima dans le trio de tête. Comme son nom l’indique, sa vocation première est de permettre aux épargnants de se constituer une épargne complémentaire pour leur retraite. Mais pas que… Son origine remonte à quelques décennies et autant il y a eu de gouvernements depuis sa création, autant il y a de versions et d’adaptations (PER, PERCO, article 83, Madelin, PREFON). Ce sont tous des produits entrant dans la catégorie des plans d’épargne retraite avec des règles différentes. Depuis le 1er octobre 2020, tous ces anciens produits ne sont plus commercialisés (ce qui ne veut pas dire que ceux existant arrêtent de fonctionner). Cet article va donc traiter uniquement des nouveaux contrats et de l’intérêt ou non d’en avoir un dans sa stratégie patrimoniale. Qu’est-ce que c’est ? Le plan d’épargne retraite est un produit d’épargne à long terme visant à se constituer un complément de revenus à la retraite notamment. Il peut être de 3 natures différentes : Comment cela fonctionne-t-il ? Le principe est le même que pour une assurance vie. Au sein d’un contrat PER, vous avez le choix entre 2 types de placements : Ces unités de compte, comme pour l’assurance vie, possèdent une note de risque et vous serez, en fonction, plus ou moins exposé aux marchés financiers et donc à des gains ou pertes importantes. C’est toujours le principe du couple risque / rendement ! Les niveaux de rendement sont comparables à ceux d’une assurance vie, c’est-à-dire relativement faibles à l’heure actuelle sur les fonds euros et variables selon les supports d’unités de compte. (Ex : En 2021, certains supports très exposés aux marchés financiers ont fait du +20 / +30 % mais cela ne permet pas de prédire ce qu’il en sera les prochaines années). Enfin, comme pour une assurance vie, vous pouvez choisir une gestion libre où vous serez seul maître à bord, ou une gestion pilotée plus ou moins risquée. Comment récupérer mon argent ? Le PER est un plan d’épargne peu liquide. Cela veut dire que l’argent placé sur ce type de support n’est pas récupérable d’un claquement de doigt quand bon vous semble. Le cas majeur et logique est la retraite ! Dans ce cas, en fonction du contrat, vous pourrez récupérer l’argent en capital si besoin d’un gros montant et/ou en rente viagère pour un complément mensuel de revenu. Cependant, il existe plusieurs raisons pour lesquelles vous pouvez récupérer votre argent, les voici : Le PER peut-il être intéressant dans une stratégie de défiscalisation ? La notion importante ici est la suivante : les sommes versées sur un PER sont déductibles des revenus imposables ! Autrement dit, vous versez de l’argent : vous défiscalisez ! Attention il y a un plafond de versement, vous ne pouvez pas défiscaliser de manière illimitée. Comme l’Etat sait bien le faire, les règles de ce plafond sont bien évidemment complexes et différentes si vous êtes salarié ou indépendant. A retenir pour un salarié : Si votre revenu était inférieur à 41136 euros en 2020, votre déduction maximale serait de 4113 euros. Si votre revenu était supérieur, alors ce montant est égal à 10% de votre revenu (6000 euros par exemple si vous aviez gagné 60000 euros). Vous pouvez évidemment verser plus mais vous n’aurez alors pas l’avantage fiscal qui va avec sur la partie supérieure de la somme. Pour un indépendant, le calcul est un peu différent mais le principe est le même. Enfin, cette stratégie n’est pas bonne pour tout le monde et c’est ce que nous allons voir désormais. Exemple chiffré Admettons que vous soyez un couple marié ou pacsé sans enfant ayant un revenu de 60000 euros annuel. Votre impôt s’élèvera alors à 5843,9 euros. Vous décidez alors de verser 6000 euros sur un PER, votre revenu imposable sera alors de 54000 euros, vous paierez donc 4043,9 euros d’impôts ! Votre économie s’élève à 1800 euros. Fantastique me direz vous ! Mais ce n’est pas aussi simple car les sommes que vous récupérerez sont fiscalisées à hauteur de votre tranche marginale d’imposition. Si vous achetez votre résidence principale 2 ans après et que vous avez besoin de ces 6000 euros, il viendront s’ajouter aux 60000 euros de vos revenus. Vous devrez donc déclarer 66000 euros à l’administration fiscale. Votre impôt sera alors de 7643,9 euros soit 1800 euros de plus : Opération inutile ! Pour que le principe de défiscalisation fonctionne, il faut donc que votre tranche marginale d’imposition soit plus élevée au moment où vous versez les sommes qu’au moment où vous les utilisez. Projetons nous à la retraite désormais. Ce couple toujours sans enfant perd 50% de ses revenus au moment de la retraite, ils touchent donc 30000 euros annuel. Nb : Ces calculs sont naturellement simplifiés pour permettre une meilleure compréhension. Avec 30000 euros de revenu à la retraite, leur impôt est de 1094,5 euros (Avec la base de calcul en vigueur en 2022). Il est donc nécessaire d’ajouter ces 6000 euros retirés du PER à la totalité du revenu. Celui-ci sera donc de 36000 euros. L’impôt sera alors de 1754,5 euros soit une augmentation de 660 euros. Conclusion : Le gain était de 1800 euros au versement pour un coût de 660 euros au retrait. L’opération a rapporté 1140 euros. Si vous décidez de ne pas toucher à votre PER jusqu’à la retraite, vous aurez aussi la possibilité de récupérer l’argent sous forme de rente viagère et non sous forme de capital. Ainsi vous pourrez bénéficier d’un abattement supplémentaire de 10% au moment de l’imposition. Stratégie De manière générale, il faut garder en tête que pour profiter pleinement d’un PER, il faut que votre imposition au moment du dépôt de l’argent soit plus élevée qu’au moment du retrait. Une imposition équivalente engendre une opération nulle d’un point de vue fiscal. Inversement, si votre imposition est plus faible au

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Faut-il investir dans le métavers ?

Le métavers a été LA tendance de la fin d’année 2021 ! Tout a explosé lorsque le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a annoncé le 28 octobre 2021 que son groupe allait désormais s’appeler Meta pour soutenir la nouvelle direction que souhaite prendre l’entreprise : le métavers. Des dizaines de millions de dollars vont y être investis et des milliers de personnes vont être recrutées pour soutenir ce projet. Mais alors de quoi s’agit t’il ? Le métavers est tout simplement un monde virtuel fictif. Le terme est la plupart du temps utilisé pour décrire une future version d’internet où des espaces virtuels sont accessibles en 3D. Mais tout ceci n’est pas récent : Google Earth est un métavers par exemple, dans lequel vous pouvez vous promener un peu partout dans le monde grâce à des images virtuelles. Aujourd’hui il n’y a pas UN métavers global mais une multitude de métavers où de nombreux acteurs proposent leur univers virtuel. Nous allons essayer de décortiquer ce sujet et se poser des questions telles que: Quelle est l’évolution en cours ? Pourquoi le métavers explose maintenant ? Est-ce intéressant ? Faut -il investir ? Est-ce risqué ? Est-ce trop tôt ou trop tard ? Quelle est l’évolution en cours ? Pourquoi le métavers explose maintenant ? Pour répondre à cette question, il faut se pencher vers 2 autres sujets d’actualités : les crypto-monnaies et les NFT. Rappel : Le tableau ci-dessous est la copie d’une œuvre numérique réalisée par un artiste et qui a été vendu 70 millions de dollars en mars 2021. Mon copier / coller ci-dessous ne vaut rien car je n’ai pas de preuve d’authenticité. Cependant le vrai propriétaire possède celui-ci sous forme de NFT et possède donc une trace d’unicité et d’authenticité grâce à la technologie blockchain. Il n’en existe qu’un, il est le seul à le posséder et il peut le prouver ! Alors qu’est ce que cela change pour le métavers ? Tout simplement, imaginez un monde virtuel où vous pourriez posséder des choses et détenir “des certificats de propriété”. Imaginez maintenant que dans ce monde vous avez la possibilité d’acheter des choses grâce à une monnaie virtuelle et même en vendre. Les métavers existait depuis de nombreuses années mais les cryptos et les NFT viennent monétiser ces mondes virtuels. Voilà ce qui est en train de changer ! Cela peut paraître absurde pour beaucoup de monde. Mais saviez vous que le marché des jeux vidéo pèse plus lourd que les marchés du cinéma et de la musique réunis ? Des centaines de milliers de personnes dépensent des fortunes dans des jeux vidéos à perte juste pour le divertissement. Imaginez maintenant que ces gens puissent dépenser de l’argent pour des choses qui ont une vraie valeur, des choses qu’ils peuvent revendre ? Je vous présente un exemple Imaginez que je monte un casino dans un métavers. Pensez vous que des gens viendraient dépenser leurs cryptos dans l’espoir d’en gagner plus ? Probablement ! Mais pour que cela soit rentable, faut- il que mon casino ait un emplacement de choix ? Certainement ! Donc le terrain sur lequel je l’implante a un prix par rapport à cette donnée ? Ce prix peut évoluer. Dois-je l’acheter à un propriétaire ou le louer et verser un loyer mensuel ? Stratégie à définir… Et si pour entrer dans mon casino, j’exprime la demande : tenue correcte exigée ! Les personnes dans ce métavers devraient acheter des vêtements, des chaussures, des accessoires de mode… Les marques de luxe proposent de plus en plus de NFT. En effet, pourquoi ne pas arriver en vêtements Dior dans le casino ? Ces vêtements auraient un prix, un certificat d’authenticité et d’unicité…Je peux les acheter, les revendre plus tard. Cet exemple est sans fin mais résume dans les grandes lignes pourquoi le métavers est si tendance aujourd’hui. Le marché est illimité et vierge d’absolument tout à l’heure actuelle. La révolution blockchain a tout changé pour faire des métavers un incontournable ! Cependant, ce marché n’en est qu’à ces balbutiements et il n’est pas possible aujourd’hui de tout faire dans les différents métavers. La quantité d’argent et de ressources mise en œuvre par les plus grosses sociétés du monde pour faire évoluer les métavers laisse à penser que des évolutions gigantesques vont voir le jour ces prochaines années. Alors maintenant que l’on a parlé des bases, la question est voulez-vous exposer vos investissements à ce secteur ? Comment exposer mes investissements au secteur du métavers ? Nous parlons bien ici de s’exposer, il serait imprudent voir stupide de fonctionner en mode All-In sur un sujet si précoce ! S’exposer veut dire consacrer une partie de son allocation d’actifs à cet investissement. Si tel est votre souhait, voici un passage en revue des options qui s’offrent à vous à l’heure actuelle. Acheter un terrain dans un métavers Comme expliqué plus haut, il n’existe pas un mais plusieurs métavers. Certains sont déjà fonctionnels, d’autres encore en développement. Parmi les principaux, on peut citer Decentraland ou encore Axie Infinity. D’un point de vue gamer : Dans Decentraland par exemple, vous pouvez avoir un personnage (un avatar) et vous balader dans la ville virtuelle. L’objectif est tout simplement de faire vivre votre avatar et de faire à travers lui des expériences dans cet univers. D’un point de vue investisseur : Chaque parcelle de terrain de Decentraland mesure 16 mètres sur 16 mètres et est représentée par un NFT. Le nombre de terres est plafonné à 90 000, ce qui contribue à créer la rareté. Vous pouvez donc d’ores et déjà acheter des terrains (Payant), construire un bâtiment (Payant), l’exploiter pour en tirer des bénéfices (Payant). Si vous ouvrez un casino sur vos terrains, vous en récolterez les fruits à terme si votre casino devient “the place to be”. Attention il vous faudra des employés avatars, ce qui implique un humain derrière chaque avatar. Ces personnes ne travaillent pas gratuitement. Bref il s’agit d’un vrai business ! Il est aussi

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Investir Solidaire et Responsable

Nous le constatons au quotidien, l’investissement est de plus en plus au centre des motivations des français. Dans cette globalité, l’investissement solidaire et responsable est désormais très plébiscité par les ménages et au centre d’une véritable préoccupation. Investir et placer son argent OUI mais pas pour que celui-ci profite à n’importe qui ! Cette tendance a été récompensée par la création du label ISR (Investissement Socialement Responsable) en 2016 par le Ministère de l’Economie et des Finances. Différences entre ESG et ISR La première des choses est de comprendre ce qui se cache derrière le label ISR. Pour cela nous devons déjà parler des ESG qui désignent des critères non financiers permettant d’analyser les engagements Environnementaux, Sociaux et de bonne Gouvernance d’une entreprise. Ce sont donc des critères qui peuvent avoir des impacts sur l’environnement et la société : 👉 Critère environnemental : traitement des déchets de manière responsable, privilégier le recyclage, privilégier les énergies renouvelables, réduire les émissions,… 👉 Critère social : le respect du droit des employés, la favorisation de la mixité, la prévention des accidents de travail,… 👉 Critère de bonne gouvernance : transparence de la rémunération des dirigeants, la favorisation de la mixité au sein du conseil d’administration,… L’ISR quant à lui est un label qui au terme d’un processus strict vient récompenser un fond dans lequel vous pouvez investir à travers des supports comme l’assurance vie, le compte boursier (PEA ou CTO) ou encore l’immobilier papier (SCPI). Ce label ISR vise donc à associer la performance économique avec, entre autres, les différents critères ESG cités plus haut. Les options pour investir socialement responsable ? L’objectif de cet article est de vous exposer différentes solutions d’investissement socialement responsable. Pour illustrer les différentes options, je cite ci-dessous différents exemples et différents acteurs du secteur financier. Je tiens à préciser que je n’ai aucune participation dans les entreprises citées ci-dessous et qu’en aucun cas il s’agit des seules options d’investissements disponibles. Ce qui est présenté ensuite a vocation à illustrer mes propos. Investir en SCPI L’investissement en SCPI permet de s’exposer à l’immobilier locatif sans avoir à gérer les contraintes liés à ce type d’investissement. Les différents acteurs du secteur créent des sociétés qui investissent dans de l’immobilier physique avec une stratégie qui est intrinsèque. Cela veut dire qu’une SCPI X n’investit pas dans n’importe quel bâtiment sans une stratégie précise derrière. La stratégie peut être de diversification, de spécialisation dans un secteur comme la santé ou encore de spécialisation sur un secteur géographique (Grand Paris par exemple). Certaines d’entre elles viennent ajouter une spécialisation différenciante, à savoir répondre aux critères du label ISR. Dans ce cas de figure, cela veut tout simplement dire que le gestionnaire cherche à investir en mettant l’impact environnemental au cœur du choix des bâtiments. Ils s’engagent à investir uniquement dans des actifs qui répondent à ces critères ou alors dans des actifs dont le potentiel de transformation pour tendre vers ces critères existe. De plus, il s’engage à maintenir ce niveau de qualité dans le temps en faisant des travaux réguliers. Voici une liste de 3 SCPI très sérieuses qui peuvent répondre à une stratégie d’investissement diversifiée : ✅ Perial PFO2 : SCPI essentiellement de bureaux et géographiquement diversifiée en France et en Europe, ✅ Norma Capital Fair Invest : SCPI essentiellement de santé / social avec des achats aux 4 coins de la France, ✅ Swiss Life Pierre Capitale : SCPI spécialisée entre la France et l’Allemagne mais très diversifiés dans l’usage de ces bâtiments. Il serait bien évidemment nécessaire de poursuivre l’analyse avant d’investir (Capitalisation, historique,…) mais leurs fondamentaux sont très bons. Se positionner à l’achat sur des parts de l’une d’entre elles peut correspondre à une envie d’investir socialement responsable tout en maîtrisant son risque et en étant diversifié. Si vous disposez d’un plus gros capital, investir dans les 3 peut également être cohérent si votre stratégie est orientée 100% ISR. Lorsque vous investissez dans une SCPI répondant au label ISR, l’intégralité des critères ESG sont pris en compte tout au long du cycle d’acquisition, de gestion ou encore lors de l’arbitrage pour une éventuelle revente. Investir via une assurance vie (ou un plan d’épargne retraite) Il est possible à travers une assurance vie de s’exposer uniquement à des fonds euros (non risqués mais peu rémunérateurs) et/ou à différents supports que l’on appelle des unités de compte. Il est possible de définir vous même votre propre allocations d’actifs au sein d’une assurance vie si vous maitrisez le sujet ou bien de confier la gestion à l’assureur, c’est ce qu’on appelle la gestion sous mandat. Grâce à une analyse de votre profil et une définition de vos besoins, un niveau de risque sera alors établi. Option 1 : Gestion libre, vous êtes seul maître à bord Pour l’exemple, j’ai choisi le contrat d’assurance vie Aviva Epargne Plurielle. Au moment où j’écris ces lignes, il y a exactement 120 fonds disponibles dans lesquels vous pouvez piocher pour constituer votre allocation. Certains sont labellisés ISR, d’autres non et cela peut être intéressant d’utiliser cette méthode si votre souhait est de mixer l’investissement “classique” hors ISR avec une dose d’investissement socialement responsable. Ci-dessous l’exemple d’un fonds qui regroupe des entreprises de la zone Euro répondant aux critères ESG et disponible à l’achat dans l’assurance vie Aviva. Option 2 : Gestion sous mandat Pour gérer sous mandat votre assurance vie, l’assureur définit votre profil de risque et en fonction de celui-ci, décidera l’allocation d’actifs qu’elle effectue pour vous. Nous pouvons garder le même exemple et dans le cas d’Aviva, 3 profils existent (Prudent, Equilibre, Dynamique). En fonction de ce profil, vous serez plus ou moins exposé aux marchés financiers et donc votre couple risque / rendement sera différent. Mais ce n’est pas vous qui choisissez ce sur quoi vous investissez et il n’est pas question d’investissement socialement responsable ici ! C’est pourquoi certains assureurs ont décidé de développer une offre 100% ISR. Le nombre de fonds disponible est limité mais 100% d’entre eux

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Demande de crédit : Comment bluffer votre banquier ?

Si vous souhaitez mettre sous contrôle votre patrimoine et investir pour l’avenir, l’immobilier est très certainement l’un des pan les plus importants du système. Selon l’Insee, la valeur du patrimoine des français est en moyenne de 276 000 euros par ménage et dans cette somme 61% est de l’immobilier. En parallèle, on lit dans le même article que 10 % des ménages détiennent près de la moitié du patrimoine total en France !!! A vous de deviner la partie de la population que cela concerne. 100 % des gens riches ont de l’immobilier ! 100 % ! Et pour se lancer ou poursuivre ses investissements dans ce domaine, 2 options s’offrent à vous. 👉 Soit vous êtes déjà très à l’aise financièrement et vous pouvez vous permettre d’investir dans l’immobilier avec l’argent qui dort sur vos comptes ou l’argent que vos business dégagent, 👉 Soit vous utilisez la banque comme un partenaire et profitez de l’argent que celle-ci a à vous prêter. La majeure partie de la population est dans ce second cas. Pour eux, pour vous certainement, comprendre comment fonctionne la banque pour vos emprunts immobiliers est primordial ! Votre banquier ne doit pas être votre ennemi mais plutôt votre partenaire ! Partez du principe que la banque n’a pas besoin de vous et dans le cadre d’un financement bancaire, c’est à vous de séduire votre banquier. Comment bluffer votre banquier ? C’est parti ! L’étude de vos revenus C’est le premier des sujets et c’est aussi celui sur lequel vous avez le moins de maîtrise. Sachez que la banque va calculer votre taux d’endettement : celui-ci est désormais fixé à 35%. Beaucoup de personnes pensent à tort que ce taux est une barrière infranchissable, ce qui est FAUX ! Je vous laisse consulter l’extrait de la recommandation 2021 du HCSF (Haut Conseil de la Stabilité Financière) qui le prouve mais dans les grandes lignes on peut y lire que sur la totalité des prêts que font les banques, 20% peuvent déroger à cette règle et que celle-ci est plus facilement dérogeable s’il s’agit d’une résidence principale que s’il s’agit de locatif. Donc oui le taux d’endettement est primordial mais ce n’est pas le seul critère. Si vous avez une bonne situation ou que la suite de votre dossier sort du lot, ce taux pourra potentiellement être dérogeable. Dans ce cas là, la banque pour utiliser le “reste à vivre” et/ou le quotient familial pour approfondir ses recherches. 👉 Reste à vivre : part des revenus qu’il reste au ménage pour financer les dépenses courantes une fois les charges d’emprunts payées. 👉 Quotient familial : revenu annuel disponible par personne. Le quotient familial est déterminé par le rapport entre les revenus nets hors charges d’emprunts et le nombre de personnes composant le foyer. Maîtriser votre scoring bancaire La banque est une entreprise et comme toute entreprise, elle se doit d’être rentable. Gardez bien à l’esprit qu’elle est là pour s’enrichir ! Si votre projet est LE projet de l’année mais que votre situation présente un risque trop important, la banque ne vous suivra pas. Sur la base d’une multitude d’éléments vous concernant, la banque va donc calculer votre scoring. Ne cherchez pas une formule de calcul standard, vous ne la trouverez pas. Chaque banque a son propre logiciel d’analyse du risque dans lequel le banquier va renseigner ces critères et à la fin, soit la lumière est verte ou soit elle est rouge. La banque va accepter votre dossier sur un ensemble de critères, ce qui implique que le fait de ne pas disposer d’un apport personnel suffisant ou de ne pas être en CDI ne constitue pas en soi une barrière pour obtenir un prêt immobilier. En effet une personne ayant des CDD réguliers et longues durées ou encore un entrepreneur pouvant justifier plusieurs bilans solides et un chiffre d’affaire stable pourra obtenir un prêt. Ce serait mentir cependant de dire qu’un intérimaire, un freelance ou un auto-entrepreneur a les mêmes chances. De plus, face à un scoring trop faible, la banque pourra peut-être proposer des prises de garanties plus élevées (Hypothèque par exemple). En tant qu’entreprise, la banque voudra absolument attirer des personnes avec un bon scoring et n’hésitera pas à leur apporter des conditions avantageuses (Taux plus bas). Nb : Pour rappel, il n’y a pas de droit au crédit en France. Pour y prétendre, il faut savoir séduire par sa situation. Comme expliqué plus haut, chaque banque procède différemment et il n’y a pas de liste exhaustive de critères. On peut tout de même citer les éléments significatifs : ✅ un apport personnel entre 10 et 30% (considéré plus risqué en-dessous et moins rentable au-dessus) ; ✅ votre situation professionnelle : contrat de travail et ancienneté dans la fonction ; ✅ la durée du prêt entre 15 et 25 ans (considéré moins rentable en-dessous et plus risqué au-dessus) ; ✅ votre situation familiale : la stabilité étant un point fort pour la banque ; ✅ votre âge avec un idéal compris entre 25 et 50 ans. ✅ la quantité d’argent sur vos comptes (la banque apprécie que vous ayez entre 10 et 15% de la somme demandée en épargne) Enfin, la banque va étudier vos habitudes financières en épluchant vos 3 derniers relevés de compte. Il est préférable d’éviter de voir des lignes de virement vers des jeux en ligne, paris sportifs, sites de crypto. La banque vous demandera de justifier également les entrées et sorties d’argent avec de gros montants. Avoir des comptes sains sur les mois précédant la demande peut faire une grosse différence. Le dernier point et non des moindres, veillez à ne pas avoir de crédit à la consommation au moment de votre demande. La banque détestera voir apparaître des achats de produits en 4 fois sans frais par exemple, ou même un crédit à la consommation pour une voiture. Dans la mesure du possible, soldez les avant de faire votre demande ! Si vous détenez plusieurs crédits à la

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